Démission du Ministre François de Rugy

Publié le 16/07/2019

Paris, le 16 juillet 2019

Communiqué de presse

François DE RUGY, Ministre d’État, Ministre de la Transition écologique et solidaire, a présenté sa démission du gouvernement à l’issue d’une semaine de polémiques qui auront malheureusement dégradé encore davantage le lien déjà abîmé entre les Français et leurs représentants.

Au-delà des motifs qui y président et des investigations en cours, cette démission d’un poste important de l’exécutif en charge de la transition énergétique, près d’un an après celle de M. Nicolas HULOT, et la nouvelle nomination qu’elle appelle doivent interroger le bilan de l’action politique conduite depuis plus de deux ans en matière d’écologie. Au fond, cette question est prioritaire.   

MM. HULOT et DE RUGY ont tous deux prolongé une politique énergétique incohérente, engagée sous M. François HOLLANDE, déstabilisant l’atout que constitue l’énergie nucléaire dans notre payspourtant faiblement émettrice en gaz à effets de serre, au point même de planifier l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim avant la fermeture des dernières centrales à charbon que compte la France. La priorité doit enfin être donnée à la lutte contre les émissions de CO2 : il est urgent que le pragmatisme reprenne ses droits sur l’idéologie.

Quant à la gestion des déchets dangereux, M. DE RUGY a notamment fait le choix, en Alsace, de ne pas suivre les recommandations du rapport parlementaire sur Stocamine que l’Assemblée avait pourtant adopté à l’unanimité en septembre 2018. Alors que les travaux du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) publiés en début d’année indiquent la faisabilité technique d’un scénario de déstockage, M. DE RUGY n’a pas souhaité engager l’effort en ce sens, repoussant la prise de décision à un horizon menaçant de compromettre notre capacité à extraire ces déchets.

Après deux Ministres, issus des rangs des Verts, dont l’action incohérente n’aura pas permis à la France de se rapprocher de ses exigeants objectifs environnementaux, il est grand temps d’engager enfin un virage politique responsable et efficace, à la hauteur des enjeux auxquels notre pays fait face. Malheureusement, la nomination de Mme Elisabeth BORNE, ancienne directrice de cabinet de Mme Ségolène ROYAL, témoigne d’une volonté de continuité avec les orientations engagées par M. François HOLLANDE sous le précédent quinquennat socialiste.

Raphaël SCHELLENBERGER
Député du Haut-Rhin