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Réglementation environnementale 2020

Publié le 30/04/2021

Raphaël Schellenberger et Annick Lutenbacher se sont rendus sur le site de Lafarge-Holcim de Cernay, pour une visite des lieux avant une réunion portant sur la nouvelle réglementation environnementale 2020.

Alors que la RT 2012 (règlementation thermique) se concentrait sur les améliorations de performance énergétique en règlementant les aspects thermiques et isolation des bâtiments, la nouvelle RE2020 ajoute une nouvelle dimension : la production d’énergie pour devenir des constructions à “énergie positive”. Désormais, les bâtiments devront produire plus d’énergie qu’ils en consomment.

La RE2020 s’intéresse aux procédés de production d’énergie et à l’empreinte environnementale, qui se caractérise par l’utilisation de matériaux à faible emprunte carbone tout au long de son cycle de vie, de sa conception à sa démolition.

Pour pouvoir calculer l’emprunte carbone des matériaux, une “analyse du cycle de vie” (ACV) est nécessaire. Or, le calcul envisagé à ce jour fait grincer des dents de nombreux secteurs du bâtiment :

Jusqu’à ce jour, le label E+C- permettait d’évaluer l’impact carbone des ouvrages de façon statique et linéaire, en prenant en compte à parts égales les émissions à chaque étape de la vie d’un matériau (production, construction, utilisation, fin de vie).

Le nouveau calcul envisagé en ACV dynamique instaurerait une pondération de l’impact des différentes étapes du cycle de vie d’un matériau, en fonction de l’année (réelle) de l’émission des GE. Ainsi, les émissions de production ET de construction seraient considérées émises à l’année 0, quand les émissions de GES en phase de démolition ou fin de vie seraient pondérées par un coefficient de réduction de 0,6.

Cette ACV dynamique, utilisée dans aucun pays d’Europe, car vivement contestée, favorise donc les matériaux dont l’impact carbone est plus important en fin de vie, à l’image des matériaux biosourcés qui finissent par libérer le carbone stocké en phase de croissance, et au détriment des matériaux dont le cycle carbone est inversé.

Le député est intervenu auprès de la Ministre de la Transition Ecologique pour l’alerter sur ce point.

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