A l’Assemblée nationale, deux textes majeurs ont été examinés et soumis au vote cette semaine. Deux textes qui touchent à l’intime et à l’essentiel : notre rapport à la vulnérabilité, à la souffrance et à la mort.
Raphaël Schellenberger a voté POUR le texte renforçant les soins palliatifs.
Le véritable progrès consiste à garantir que chaque personne puisse être soulagée, entourée et reconnue jusqu’à son dernier instant. Cela suppose un engagement clair : investir massivement dans les soins palliatifs, renforcer le soulagement de la douleur, soutenir les soignants, accompagner les familles et assurer un accès équitable à ces soins sur l’ensemble du territoire. La dignité ne se décrète pas : elle se construit par une présence, une attention et des moyens concrets.
En revanche, il a voté CONTRE le texte relatif à la fin de vie.
Autoriser qu’un geste médical puisse provoquer la mort – ou que la société organise les conditions d’un tel acte par les patients eux-mêmes – constituerait une rupture majeure dans notre conception du rapport à l’autre, en particulier lorsqu’il est vieillissant, souffrant ou dépendant.
Un choix d’une telle gravité exige stabilité politique, débat pleinement apaisé et vision claire de l’avenir. Or, la France traverse aujourd’hui une période d’incertitude et de fragmentation. Sur un sujet aussi fondamental, l’équilibre et la prudence doivent primer.
La réponse à la souffrance ne peut être l’abréviation de la vie. Elle réside dans le renforcement de la présence humaine, dans le soulagement de la douleur et dans la considération pleine et entière de chaque personne, quelle que soit sa condition.
C’est cette exigence humaniste qu’il a souhaité porter à travers son vote.

Suivez-moi sur les réseaux sociaux