Instruction à domicile

La liberté de l’enseignement permet de faire le choix de l’instruction à domicile pour des raisons de santé, de conviction, ou simplement pour accompagner différemment ses enfants dans l’apprentissage.

Ce mode d’instruction permet également de répondre parfois à des situations préoccupantes rencontrées dans le milieu scolaire, comme le harcèlement. 

L’article 21 du projet de loi sur les séparatismes entend limiter fortement ce droit et rendre la scolarisation obligatoire sur les bancs de l’école dès 3 ans.

Plusieurs parents et collectifs défendent la liberté de choix quant au mode d’instruction donné à leurs enfants, quand d’autres estiment que la place des enfants de la République est dans l’école de la République.

Que pensez-vous de cette annonce ?

Ils ont donné leur avis !

Il n'y a pas lieu de renforcer les contrôles, la loi est déjà suffisante en l'état actuel. Pourquoi vouloir supprimer une liberté pour renforcer les principes républicains ? Ça n'a aucun sens.
Je suis pour le maintien du droit à l'instruction à domicile EN L'ETAT, par déclaration et sans renforcement des contrôles déjà existants (ils sont réalisés par la mairie, tous les 2 ans, et par l'éducation nationale tous les 2 ans). Les associations réunissant les familles concernées sont force de proposition pour améliorer les conditions de contrôle existantes : je soutiens l'idée que l'Education Nationale les écoute pour améliorer le cadre existant, sans le renforcer. Offrir à nos futurs concitoyens une diversité de modes d'instruction n'est ce pas une garantie d'offrir à la France une diversité de talents ?
Florine Goulas
La Liberté est l'un des principes de la République : "Liberté, égalité, fraternité". Respecter les principes de la République inclut donc le respect de la Liberté. La Liberté veut dire pouvoir choisir en toute autonomie. Or, nous sommes tous différents et ainsi sont nos besoins et nos préférences. Pour chaque besoin et/ou préférence, il existe un mode d'instruction approprié. Tous les modes d'instruction sont ainsi également importants : instruction en famille, école privée et école publique.
Je suis pour le maintien du droit à l'instruction en famille. Les contrôles ne doivent pas êtres renforcés mais adaptés pour permettre une évaluation plus juste, plus globale des compétences de l'enfant, au-delà d'un éventuel décalage par rapport à une norme scolaire ou à un programme. Le système actuel n'est confortable ni pour les familles, ni pour les inspecteurs qui sont très souvent de bonne volonté. Tout va mieux et plus vite quand on décide de ce qu'on veut apprendre et l'autonomie, l'esprit critique ou le libre-arbitre peuvent se conquérir et se vivre hors de l'école. Le respect du rythme et de l'intérêt de l'enfant sont primordiaux. La liberté, aussi. Julien SCHELLENBERGER
Julien SCHELLENBERGER
je ne suis par contre pas du tout pour renforcer les contrôles, ils sont déjà largement suffisant et il y aurait déjà beaucoup de modification à apporter. le gros problème avec les contrôles actuel est qu'il sont effectué par l'éducation nationale qui est à la fois juge et parti. Les contrôles devrait respecter les personnes dans leur choix de pédagogie et d'apprentissages autonomes. et surtout arrêter de stresser les enfants
Pour le maintien. Pas pour un renforcement législatif des contrôles car la loi, si elle était appliquée telle qu'écrite, entrerait déjà en conflit avec les libertés fondamentales car le contrôle inopiné à domicile impose une assignation à résidence, un qui-vive constant, une intrusion dans la vie privée, et crée de l'insécurité car on est amenés à accueillir n'importe quelle personne prétendant représenter l'Etat pour un contrôle. Par ailleurs on est déjà très exposés aux IP et signalement abusifs. Le système déclaratif, mais oppressif, montre déjà de la défiance envers les parents. Des sorties de système se font pour protéger l'enfant des inspecteurs partiaux de l'EN dans certaines régions qui les mettent en échec à chaque contrôle pour les rescolariser car ils conçoivent leurs parents comme des traîtres à l'école de la République. Le mode d'autorisation amplifierait ce phénomène et n'apporte aucune maîtrise. On ne repère pas les séparatistes sur dossier. déjà qu'on prétend que c'est difficile en contrôle inopiné à domicile... soyons sérieux. Il faut arrêter de préssuriser les enfants par des contrôles de l'EN mieux responsabiliser les maires sur leur rôle pour éviter les sorties de système car le point défaillant est celui-là, uniquement. Recensement pour identifier et réintégrer les fantômes (L131-6 code éducation), suivi de l'absentéisme et déscolarisations "sauvages" (L-131-8), et si des IEF sont regroupés c'est illégal (L131-10) depuis 2007 précisément pour lutter contre les dérives. Il n'y a pas de sujet à renforcer dans un projet de loi mais plutôt mieux prévoir de focaliser pour ne pas éparpiller les ressources en contrôles inutiles et pénibles pour tout le monde.
Yann LE PIT
En tant que famille concernée depuis 5 ans, je ne peux que déplorer le risque de perdre ce droit qui permet à mes enfants d'être instruits, épanouis, sociables et cela en dehors des bancs de l'école qui ne leur convenaient absolument pas (harcèlement, décalage entre leur connaissances et ce qu'on leur demandait d'apprendre, rythme quotidien impossible à tenir au vu de leur particularités...) Ce mode d'instruction a sauvé notre famille et peut-être même la vie de notre fils qui était suicidaire et qui ne l'est plus désormais. Il est inenvisageable pour nous de les remettre dans ce système qui ne s'adaptera pas à eux. Nous avons réorganisés notre vie, nos emplois de temps, nos travails respectifs pour mener à bien ce projet vital et épanouissant pour tous. L'école ne pourra jamais apporter à nos enfants tout ce que nous leur apportons (instruction sur mesure avec possibilité de rester longtemps sur une notion complexe et d'aller très loin dans une notion qui passionne, bienveillance, adaptation au rythme physiologique, préparation très tôt à une spécialisation en fonction des appétences et du souhait d'orientation professionnelle...). Cette possibilité offre un palliatif indispensable à l'Education Nationale.
Speckens Catherine
Etre pour, c'est justement défendre les principes républicains : LIBERTE, égalité et fraternité ! Et pourquoi encore renforcer les contrôles ? Les familles en IEF sont déjà les familles les plus contrôlées de France et ont déjà subi un renforcement des contrôles, il y a 2 ou 3 ans !
Christelle Dubourg
Le droit à l'instruction à domicile ou l'Instruction En Famille (IEF) peut être maintenu sans renforcer les contrôles. Assurons nous plutôt qu'ils aient bien lieu. L'instruction à domicile déclarée est un régime organisé par l’État. Cette organisation comprend : une inspection de l’Éducation Nationale par an, et une inspection tous les deux ans par la Mairie, avec un suivi. Les familles ont l'obligation de s'appuyer sur le socle commun de connaissances. Si elles ne respectent pas ces obligations, elles peuvent être contraintes de rescolariser leur enfant et sanctionnées pénalement. Cependant, sans renforcer les contrôles, il faudrait s'assurer que tous sont bien effectués : Selon le rapport de la mission Flash 2018 se basant sur des données de l’Éducation Nationale : « 75% des enfants déclarés en IEF sont convoqués pour un contrôle de l'Inspection académique et les 2/3 des enfants déclarés en IEF ont effectivement été contrôlés en 2016-2017 ». Cependant, la loi Pour une École de la confiance promulguée au Journal Officiel le 28 juillet 2019, a renforcé les pouvoirs de l'administration afin d'éviter que certaines familles ne se présentent pas aux contrôles, et également pour éviter les fausses déclarations en IEF. De plus, cette loi a rendu possible le fait d'effectuer le contrôle sans délai et de manière inopinée. Laissons peut être le temps de l'application des lois avant d'en faire de nouvelles sur le même sujet. En juin 2020, le Ministre de l’Éducation Nationale soulignait que : « La liberté d'instruction en famille a un fondement constitutionnel puissant qu'on ne peut que reconnaître, et qui est, je pense, positif. […] À l'heure actuelle, je pense qu'il faut appliquer les règles que nous avons établies dans la loi de 2019. […] Sur le plan juridique, je crois que nous sommes parvenus à un bon équilibre. »
Colette Bottazzi
les contrôles n'ont pas forcément besoin d'être renforcé, s'ils sont fait correctement comme cela est déjà prévus.
galadrielle gouirand
Je suis pour le maintien de ce droit fondamental et POUR la mise en place d'un contrôle adapté et respectueux du choix pédagogique fait par les parents donc une formation et une information des personnes qui contrôlent sur la multitude des possibilités d'instruction.
Laetitia Gil
Je suis POUR le maintien du droit à l'instruction en famille, qui est une liberté fondamentale. Chaque enfant doit pouvoir apprendre dans le cadre qui lui convient le mieux. Au cours des 10 dernières années, les contrôles ont déjà été fortement renforcés. L'arsenal législatif en place, à savoir un contrôle tous les ans par l'inspection académique et un contrôle tous les deux ans par la mairie sont nécessaires et suffisants pour détecter des dérives éventuelles. Je suis donc CONTRE le renforcement des contrôles.
Chloé TEIL
Je suis POUR le maintien du droit à l'instruction en famille SANS renforcer les contrôles.
Clotilde Robin
Je suis pour le maintien du droit à l'instruction en famille, sans le renforcement des contrôles qui sont déjà bien suffisants.
Stéphanie Muller
Les contrôles prévus par la loi sont suffisants. Il serait peut-être plus pertinent de proposer aux familles qui en ressentirait le besoin ou l'envie, un suivi ou une conseil ponctuel par le conseiller pédagogique local.
je ne vois pas l'utilité de renforcer les contrôles qui sont satisfaisants
Linda LAGRELLE
Il ne me semble pas opportun de renforcer les contrôles dans la mesure où il y a déjà un contrôle annuel par l'IA et un contrôle bi-annuel par la mairie.
Camille ALIX
Pas besoin de renforcer les contrôles, quand l'inspecteur de l'Éducation Nationale vient passer presque 3 heures à la maison en plus d'un conseiller pédagogique pour contrôler les parents ainsi que deux de nos enfants. Plutôt un allégement quand il est constaté que les enfants s'épanouissent dans leur instruction. A noter que l'objectivité du contrôle n'est pas forcément garantie sachant que l'Éducation Nationale est juge et parti.
Martial BAUDRIER
Je suis également pour le maintien de l'instruction en famille. Les contrôles actuels de la mairie et de l'éducation nationale me semblent suffisant en terme de quantité mais je pense qu'il faudrait que les inspecteurs de l'éducation nationale soient mieux formés à ce qu'est l'instruction en famille. Je pense qu'il faudrait également renforcer les liens entre la mairie et l'éducation nationale pour qu'ils puissent mieux appréhender les cas de dérive (qui restent l'exception).
Sébastien AFFRE
Je suis POUR l'instruction en famille SANS renforcement des contrôles, largement suffisants. Au lieu de contrôle, une coopération entre familles et un référent pédagogique serait préférable, pour travailler ensemble au bien-être des enfants. Je préfère la communication à la sanction.
Je suis pour le maintien du droit à l'instruction EN FAMILLE (et non à domicile) et SANS renforcer les contrôles!! M. Blanquer a dit lui même qu'il y avait LARGEMENT assez de contrôle (et il l'a dit au mois de juin, donc c'est pas vieux!!)
Boise Antelme
Je suis pour le maintien d'une instruction libre , SANS renforcement des contrôles car ces derniers existent déjà et bien que perfectibles sont parfaitement efficaces. Seuls 0.13 % des enfants ont été ces dernières années rescolarisés sur injonction des services départementaux de l'éducation nationale ( Cf. rapport du Sénat sur la radicalisation - juin 2020 - propos de Mr Blanquer). L'instruction en famille n' est pas aujourd'hui en France un problème, tous les chiffres le prouvent. Il est grand temps que le pouvoir législatif rappelle à l'exécutif les termes de l'article 5 de la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen : "la loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société". L'instruction en famille serait elle devenue nuisible ? assurément NON !
KARINE PEREIRA
Je suis d autant plus pour le maintien de l instruction en famille qu il suffit d utiliser les controles existants, et je suis contre le régime d autorisation, qui est anticonstitutionnel par nature
Nadia Bartkowiak
Je souhaite que l'article 21 soit supprimé de ce projet de loi, et je trouve que les contrôles existants sont largement suffisants.
Delphine Dubier
La liberté d'instruction, comme toutes les libertés protégées par notre devise nationale (dois-je la rappeler : LIBERTÉ, égalité, fraternité), est un bien précieux. L'instruction en famille est déjà très encadrée, les enfants ET leur famille sont soumis à des contrôles réguliers. S'il est besoin de renforcer quelque chose, ce ne sont pas les contrôles, mais les moyens donnés à l'Éducation nationale pour effectuer ces contrôles dans le respect des familles et de leurs choix éducatifs.
michaël thévenet
Renforcer les contrôles n'est pas indispensable, le rapport ayant donné naissance à la loi, prouve que le problème de contrôles est lié à un manque de moyen de l'inspection académique.
Sylvain LASSUS
Oui au maintien du droit à l'instruction en famille mais sans renforcer les contrôles qui sont déjà très présents. Le cadre légal existe, en cas de problème, il suffit de le faire appliquer !
Pascal Bertoux
Je suis pour le maintient du droit à l'instruction en famille SANS renforcer les contrôles. Le cadre législatif est largement suffisant, les contrôles sont très réguliers. Les enfants en IEF sont les plus contrôlés de France !
Johanna Doron
Pourquoi renforcer les contrôles, ils sont déjà conséquents et bien fait pour ma part. J'ai un réel échange avec le maire de ma commune, qui vient à notre domicile et donc connait nos enfants et notre environnement. Et pour l'inspecteur académique c'est la même chose, il se déplace ou nous venons dans les locaux de la DSDEN. Mon fils de 10 ans lit plus de 3h par jour et est autodidacte pour le piano, il peut ainsi organiser sa journée selon son propre besoin. Il fait du tennis et de la natation, il est donc parfaitement socialiser (enfants, éducateur sportif). Merci, nous prenons bien soin de nos enfants.
Elsa Pascaud
Je suis pour le maintien du droit à l'instruction à domicile telle qu'elle existe. Les familles pratiquant l'instruction à domicile sont déjà contrôlées.
Renforcer les contrôles, pourquoi faire? Le fichage est déjà possible avec un seul contrôle par an.
Sylvie Brochard
Monsieur, Tout d'abord merci de prendre du temps pour nous. Je me permets de partager avec vous le message que j'ai écrit pour expliquer pourquoi c'est vital pour des enfants comme les miens. Il y a quelques jours, j'ai écrit ce texte pour expliquer pourquoi il faut absolument défendre le droit à l'Instruction En Famille que le président de la République veut interdire. Ce texte semble résonner chez certains alors je le partage en public. Nous avons besoin de maintenir ce droit pour les familles qui viennent après nous. Je suis maman de 3 garçons. Le 1er est toujours allé à l'école sans souci. Il est actuellement en Master 1 de maths, sa passion, s'est lancé en politique alors qu'il était plutôt un élève discret. Juste avant l'entrée à l'école de mon 2nd, nous déménageons dans les DOMs. En MS, l'instit nous dit qu'il tient mal son "outil scripteur" et nous avons commencé un suivi en orthophonie mais cela ne s'améliore pas et lui qui commençait à lire en PS, n'y arrive pas vraiment. Heureusement, il a une maitresse de CP qui confirme que mon fils "n'est pas bête mais a quelque chose, cherchez" alors on continue l'orthophonie, on découvre la psychomotricité, les CMPP, les instituteurs qui prennent mon fils en grippe "il se moque de moi, il comprend mais ne fait pas" et effectivement, on a beau travailler des heures à la maison, rien n'y fait. J'ajouterai que son envie d'aller à l'école décroît alors je négocie, cherche comment le motiver et finalement force en le tirant, surtout sans lâcher. Lorsqu'il atteint les 40kg, ca devient compliqué d'autant que son petit frère en fait autant à ce moment là. Tous les soirs, on récupère les leçons qu'il n'a pas réussi à écrire, et il les recopie pendant des heures, on fait les devoirs jusqu'à ce qu'on n'en puisse plus. Puis je découvre que mon fils peut écrire sans souci sur ordinateur et on me dit que c'est possible à l'école. Alors comme le CMPP refuse de faire les papiers et que mon fils va rentrer au collège, je commence les bilans en libéral et je découvre que mon fils ne peut lire qu'une ligne et demie puis ses yeux décrochent ensuite, qu'il ne peut pas écrire, mais qu'il a une compréhension au dessus de la moyenne. Mon mari est muté à l'étranger, il faut donc agir vite. Mais l'école française refuse de prendre mon fils avec un ordinateur et sans, impossible pour moi de continuer à l'aider vraiment. Alors, on se lance. Je suis terrorisée et ca ne fonctionne pas. Je trouve un étudiant qui vient le lundi matin pour commencer la semaine et là, miracle, il apprend avec joie. On stabilise sur 6h de l'étudiant par semaine, tout à l'oral et ca marche. Il termine le programme de 6ème et dévore les maths de 5ème en plus. En parallèle, il decouvre la programmation et s'éclate. L'année suivante, l'étudiant ne peut pas revenir et moi, j'ai peur d'un décalage avec le programme français alors on demande une inscription au CNED. Et on va continuer avec eux. On revient en France, au bout de 3 ans et mon fils découvre le collège en 3ème. Celui-ci met en place l'ordinateur sans souci et mon fils rentre avec un sourire radieux le 1er jour "maman ! je peux écrire et écouter en même temps !". Il est actuellement en 1ère technologique et ca marche. Il est heureux et adapté mais sans cette pause, ca n'aurait jamais été possible. Mon dernier refuse d'aller à l'école depuis la MS. Il a appris à lire seul en PS et adorait épeler, mais la maîtresse de MS insiste pour qu'il "apprenne à respecter le rythme de la sieste" et celle de GS trouve que je l'écoute trop. Les bilans de son frère nous ayant permis de comprendre qu'il est certainement "dysfférent" lui aussi, nous le faisons tester et les résultats confirment ses spécificités mais l'école refuse de nous écouter. J'essaie de le changer d'école mais aucun moyen d'adapter ses journées. Et puis on déménage et les écoles françaises le refusent aussi. Alors j'improvise. Il refuse de travailler avec moi ou plutôt, il fait avec l'étudiant mais ne retient rien et refuse de lire. Vues les difficultés de son frère, et le fait qu'il savait lire avant, je le laisse attendre mais l'année suivante, je consulte et dès la première rencontre avec l'orthophoniste, il se débloque mais déteste ca. Commençant à m'affoler du manque d'apprentissage, malgré les cours par correspondance que j'avais pris cette année là, je trouve enfin une place en école bilingue Montessori pour les 2 derniers mois. Nous le réinscrirons la dernière année de notre présence dans ce pays et là, les difficultés augmentent. Je le mets de force dans la voiture tous les matins. Il commence à ne plus dormir, n'arrive plus à manger dès qu'il y a école le lendemain malgré les adaptations mises en place. On rentre en France et là, il refuse de sortir de l'appartement si on l'emmène voir l'école. Alors, une fois encore, je me lance et on fait son CM1 à la maison. Je comprends enfin que les petits calculs ne sont pas acquis alors que le principe des opérations l'est, l'écriture ne l'est vraiment pas avec une grande souffrance psychique et surtout un perfectionisme débordant sur toute sa vie. Peu à peu, on calme ca et on essaie de rattraper le niveau demandé en CM1 mais les contrôles ne nous sont pas favorables (pas d'écrits, une découverte de la France récente, des erreurs en maths,...) et nous devons le rescolariser. Nous le faisons donc pour l'entrée en CM2 et tombons sur un super instit très à l'écoute qui s'adapte très vite. Malgré cela, mon fils commence à s'arracher les cheveux, ne mange plus, ne dort plus.... La vie familiale redevient très compliquée. En parallèle, on continue les bilans commencés l'année précédente et on a enfin la preuve de l'autisme de mes 2 derniers. Malheureusement, mon dernier n'y arrive pas malgré un comportement tout à fait adapté à l'école, il craque en sortant et commence à avoir des discours inquiétants "je préfère mourir qu'y retourner", alors on fait une demande de CNED afin de ne pas avoir de difficultés avec l'EN. C'est donc super difficile, je ne suis ni prof, ni instit, ni pro-IEF à la base, juste, je n'ai pas le choix. On a des moyens supérieurs à pas mal de gens, mais ces bilans, ces consultations, ces suivis ont mis à mal nos finances et surtout ont pris 2 ans et pendant ces 2 ans, l'IEF a sauvé mes enfants. Donc, oui, c'est important de maintenir ce droit même si dans notre cas et dans celui des parents de ces enfants différents, ce n'est pas vraiment un choix, juste une question de survie.
Catherine chauvet
Bonsoir, je suis pour le maintien de l'instruction en famille mais je ne suis pas sûre qu'un renforcement des contrôles soit utile. Il faut déjà appliquer la loi existante. En revanche, proposer un renforcement de la visibilité des associations de parents, des rencontres avec l'Education Nationale, la possibilité d'une école "ouverte" qui puisse accueillir de temps en temps les enfants en IEF pour des séquences de groupes, des moments forts autour de la culture, de l'histoire, ou encore la l'organisation annuelle d'un grenelle de l'instruction en famille.. pourquoi pas? Bien à vous et merci pour ce sondage.
Lauryane Laurent
Je suis pour le maintien du droit à l'instruction à domicile EN L'ETAT, c'est-à-dire par déclaration et avec des contrôles déjà très stricts aujourd'hui ! Votre sondage ne serait-il pas volontairement biaisé ???
Maud Flavigny
Le cadre législatif est là, il faut l'appliquer. Si l'EN manquent de moyens pour mener les contrôles, elle doit les optimiser. Aujourd'hui, elle ne parvient à contrôler que 67% des familles en IEF, or, 30% des familles en IEF possèdent au moins un professionnel de l'EN. Il faudrait mieux cibler les contrôles et les rentabiliser (nombre de personnes en charge du contrôle et optimisation géographique). Il est contre productif d'envoyer 5 personnes pour le contrôle d'un enfant de 3 ans. Contre-productif d'envoyer une équipe située à 30 km au domicile d'une famille vivant à moins de 2 km de l'inspection de leur circonscription. Cette mauvaise gestion ne permet en effet pas d'effectuer tous les contrôles. De plus, les parents ont été nombreux en cette année de crise sanitaire à souhaiter pouvoir assurer la continuité pédagogique à distance avec l'aide de l'école de leur enfant et cela leur a été refusé, ils ont été forcés de déclarer leur enfant en IEF. L'augmentation de l'IEF est donc temporaire et démontre une non gestion de l'EN. Ces mêmes familles pensaient pouvoir passer par le CNED face à ce refus mais il coûte cher. Le CNED réglementé gratuit est depuis plusieurs années très difficile à obtenir. Les chiffres sont ainsi faussés par ces réalités. Adeline Le Pit, professeur des écoles (77) 0689378727
« Il est plus facile de créer un enfant solide que de réparer un homme brisé. » L’école à la maison est une soupape pour l’école publique. Si un certain nombre d’enfants se sent bien à l’école publique, les enfants atypiques, ou/et neuro-atypiques (haut-potentiel, troubles de l’attention, hyper-activité, dyspraxie, dyslexie) sans compter les victimes de harcèlement (700 000 enfants/an) commencent par ressentir une phobie scolaire, qui engendre un échec scolaire puis un repli sur soi. C’est, selon l’INSERM, 15 à 20% des enfants qui sont confrontés à des problèmes d’apprentissage. Ces enfants sont mis en marge, séparés du groupe dans l’école publique. Aussi nous sommes beaucoup de parents à avoir fait ce choix d’IEF pour aider nos enfants à se reconstruire, à prendre confiance en eux, s’épanouir et trouver leurs atouts, pour apprendre et découvrir avec bienveillance l’instruction, leurs passions et la vie. Ceci afin qu’ils deviennent des femmes et des hommes équilibrés et qu’ils s’intègrent de façon positive dans la société. Nous sommes beaucoup en IEF à vivre à la campagne, loin des écoles privées qui de plus sont très chères. Pour ce qui concerne les contrôles de l’E.N. ou les enquêtes de mairie, ils fonctionnent très bien auprès des familles déclarées et transparentes et ils sont même la preuve de la réussite de l’IEF ; 98% d’avis favorables. Mais afin qu’ils puissent couvrir toutes les familles, il pourrait être envisagé d’espacer leur fréquence lorsque le rapport est positif, à raison d’une fois tous les deux ans par exemple. Pour rappel, les familles radicales ne sont pas déclarées et leurs enfants sont déscolarisés. En fin de compte, l’IEF déclarée est porteuse de pédagogies diverses et riches, car dénichées par des parents soucieux de s’adapter à leurs enfants. Elle n’a nul besoin d’une autorisation qui ne pourrait être que partiale. De plus, cette autorisation mettrait grandement à mal l’égalité des chances, car l’école publique surchargée ne peut prendre en charge miraculeusement chaque enfant. En outre, il nous semble que le débat de l’IEF n’a rien à voir avec le prétexte utilisé pour réaliser l’article 21, et nous y sommes fortement opposés car, à bien y réfléchir, une loi liberticide pourrait-elle voir le jour au nom des principes républicains ? Il y a là une contradiction flagrante. Et si l’on creuse un peu, il serait urgent de s’intéresser à ceux qui en ont besoin, comme les 100 000 enfants déscolarisés et refusés dans les écoles (pauvres, enfants étrangers, gens du voyage), plutôt qu’aux enfants qui ont la chance d’avoir des parents pouvant et voulant se consacrer à leur bien-être... Conclusion: non absolument à l’article 21 et oui pour des contrôles espacés afin qu’ils puissent se faire auprès de toutes les familles concernées. Merci infiniment pour votre soutien. Très cordialement. Marie Jourdain
Marie Jourdain
Je suis parent, je suis laïque, je suis citoyen, je suis responsable, je suis à la bibliothèque, je suis à la maison, je suis dans les espaces publics, je suis dans la nature, je suis acteur de la société dans laquelle je vis, je travaille, je lis, je joue, je construis, j'écoute, je jouis de la liberté d'être un Homme, j'apprends de mon fils, il apprend du monde, de moi, d'elle, d'eux, de nous, de vous, je ris, je pleure, j'aime, je dis, qu'il faut bien du courage, de la ressource et le sens des responsabilités pour accompagner son enfant dans l'aventure de l'instruction en famille. Apaisons-nous, allons à l'école par envie, n'y allons pas pour la même raison, vivons ensemble
Benoît PARA
La liberté d'instruction est une liberté fondamentale. C'est un droit pour tous, même pour ceux qui ne s'en servent pas mais pourraient avoir besoin de s'en servir un jour. La retirer revient à détruire une liberté du peuple. Le système proposé d'autorisation reviendrait à ce que la règle soit l'interdiction. Cela va à l'encontre du principe de liberté fondamentale et de la constitution. L'instruction en famille n'est pas contre l'école. C'est une autre méthode d'instruction, ancrée dans les valeurs de la République. Elle est très encadrée par loi (contrôles par la mairie et l'inspection d'académie). Les familles faisant ce choix ne sont en aucun cas en rupture avec la société. Par contre, ces famille sont traitées comme des citoyens avec moins de droits (plus de contrôles que les élèves ou les professeurs en école + pas le droit à l'allocation de rentrée scolaire). Le maintient de l'instruction en famille est une obligation pour que notre République soit cohérente. Et il serait important que les droits de ces familles soient pleinement reconnus et que le dialogue qu'elles demandent avec l'Education Nationale soit plus fluide.
Guilhem MAHIEU
chaque enfant doit avoir la possibilité d'avoir un accompagnement individualisé dans un environnements préservé, sur du court terme ou aussi du long terme selon la situation des familles. il appartient au parent les choix conscients en matière d'éducation, d'instruction de son/ses enfants. De plus, cette pratique est largement encadrée donc impossible qu'il y ai des dérives qui ne puissent être détectées par les agents contrôleurs. j'ai travaillé en protection de l'enfance, je m'intéresse à l'actualité etc, je ne peux faire qu'un seul constat,c'est que jusqu'à présent les enfants/jeunes en souffrance ou dans des dérives sectaires, ou (jeunes) adultes ayant commis ou pr projet de commettre un attentat, ou bien même sans aller aussi loin, rares sont les personnes dangereuses pr la société qui ont suivie l'instruction en famille.
Leslie Fabra
Je suis pour maintenir cette liberté telle qu'elle est. Les familles sont contrôlées. Les contrôle mairie permettent de détecter les possibles dérives totalitaires, sectaires ou autre. Le contrôle de l'inspection académique vérifie l'instruction. Ce contrôle est déjà trop souvent irrespectueux des familles, il serait inadapté de vouloir le renforcer car il ne joue pas sur l'aspect "radicalisation" qui est à la base le but premier de cette loi. La diversité éducative est une richesse pour un pays, il serait dommage et dangereux de la supprimer! Merci à vous!
Guillaume HIDDEN
"Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants". Cette liberté fondamentale figure dans la déclaration universelle des droits de l'Homme qui ont été écrits pour éviter les horreurs connues lors de la 2nde guerre mondiale! La diversité éducative permet de se protéger d'un état totalitaire. Si cette liberté était restreinte, la diversité éducative serait en danger puisque l'offre des écoles alternatives est faible en France (en comparaison à de nombreux pays dont les pays nordiques). Beaucoup d'enfants ne sont pas adaptés à l'école et sont en souffrance dans cette structure. Une telle restriction briserait la vie de nombreuses familles républicaines en instruction en famille (car les dérogations prévues actuellement par le Projet de Loi ne leur permet pas de continuer ce choix de vie), par ailleurs, cela provoquerait beaucoup de souffrance supplémentaire chez certains enfants. Cela ne serait pas non plus constructif pour l'école elle-même! En d'autres termes, un tel choix serait néfaste pour tout le monde! De nombreux pays sont fiers de leurs enfants issus de l'instruction en famille (aux USA, les grandes universités leur gardent même des places) car cette diversité est une RICHESSE pour le pays lui-même. L'IEF forme des citoyens EPANOUIS qui sont actifs dans la société et qui, pour majeure partie, n'ont aucune difficulté à s'insérer à l'âge adulte! Ils ont été respectés et savent donc respecter les valeurs de tous. (Je parle bien entendu de la grande majorité, pour les cas particuliers, les nombreux contrôles auxquels sont soumis les familles permettent de les détecter! et pour les non déclarés donc les "hors radar", il serait bon de se poser la question de la raison de cette non déclaration pour pouvoir lutter contre cela de manière juste!)
Violaine BRUN
je suis ^pour le maintien de cette liberté, SANS CONDITION! Les familles instruisant en familles sont les plus contrôlées de France! (contrôle social tous les 2 ans, contrôle pédagogique tous les ans + possibilité de contrôle inopiné! Pour info une enseignante de l'Education nationale est contrôlé 4 fois dans sa carrière)
L'IEF doit perdurer, cependant je pense que les contrôles n'ont pas besoin d'être renforcés. En effet, les familles IEF sont contrôlées tous les ans. Les contrôles sont à l'attention des parents ET des enfants. Un enseignant n'est pas controlé tous les ans et de plus les contrôles ne portent que sur l'instruction qu'il transmet, les élèves ne sont pas inspectés. Une liberté ne devrait pas être contrôlée.
Audrey Bibard
L'instruction en famille est un projet de vie à part entière, c'est une construction entre l'enfant, les parents et l'éducation nationale qui se met en place. L'interdiction de l'instruction en famille mets à bas tous ces projets qui sont pourtant riches d'échanges, de partenariat, de collaboration. Se sentir exister dans notre unicité en accompagnant notre choix d'instruction, accueillir la diversité éducative ou autre, est la meilleure des façons de lutter contre le "séparatisme"!! Interdire à une minorité (les ief ou autre), de continuer tout en étant encadré par l'état est créer du séparatisme!! C'est ce qui se passe avec certains jeunes déjà qui ne sentent pas accueilli.. Je pense que l'on va vers du pire avec cette loi alors que les contrôles sont déjà très satisfaisant pour vérifier qu une instruction soit mise en place et que l'enfant ne soit pas dans une situation "radicalisee". Et si l'on faisait une visite à domicile chaque année de tous les enfants scolarisés??.... Avec 1h30 à 2h de questions pour évaluer leur niveau pendant que le parent expose son projet pédagogique pour l'enfant... ce serait intéressant de voir ce que cela donne. Ce qui est sûr c'est que mes enfants sont bien plus connus de l'éducation nationale que les enfants scolarisés, le suivi est très bon et ils ont des rapports sur eux chaque année. Alors penser que les enfants en instruction à domicile sont des "fantômes" me fait drôle... au moins l inspectrice les connait par leur prénom, mais je me doute qu'elle connaisse les prénoms des enfants scolarisés ni même leur niveau.. Réfléchir à aller vers l'avant pour faire encore mieux pour toutes les instructions qu'elles se passent à l'école ou ailleurs serait formidable! Un groupe de travail pourrait être envisager Pendant 1 an pour faire des propositions sur l'instruction obligatoire, comment le mettre en oeuvre aujourd'hui, qu'est ce cela signifie? les formes? les méthodes? le socle commun ? etc. bref travailler en collaboration sur la diversité, c'est ce qui nous manque aujourd'hui. Et là on n'est plus dans le séparatisme mais dans la cohésion sociale avec l'enrichissement de l'unicité de chacun!
Lise Lavergne
Le problème n'est pas de renforcer les contrôles, qui, de l'avis meme des inspecteurs d'académie, sont déjà efficaces, positifs dans leur très grande majorité, et permettent de repérer des situations qui deviendraient hors radar en cas de passage à un régime durci. Les données etayant un lien en ief et radicalisation ne sont toujours pas connues. La question est que des moyens soient donnés pour que toutes les familles soient contrôlées (contre 2/3 à present), et surtout aider les mairies dans leur rôle pour recenser les enfants. Dans ce contexte de restriction généralisée des libertés, le passage sous autorisation d'un droit fondamental me paraît très préoccupant. Et la suppression du terme "famille" au profit de "domicile" suggère une défiance à l'égard des parents, qui semble devenir systématique au vu du rapport des 1000 premiers jours.
Diane Dhuicq
Je dirai meme que je suis pour le maintien de l'instruction en famille sans renforcer les controles : ) Ceux deja existant sont suffisant. Par contre augmenter le nombre d'inspecteur pour etre sur que tous les enfants déclarés soient controllés me semble plus pertinent. Egalement des inspecteurs mieux formés aux pedagogies alternatives et aux apprentissages autonomes serait un plus.
CLAIRE BENETREAU
Bonjour, je suis pour le maintien de ce droit à l'ief mais je me demande pourquoi renforcer les contrôles ? je préfèrerai participer à la réalisation d'un vrai échange entre l'éducation nationale/le rectorat et les familles ief. C'est la démarche que nous avions faite en loire atlantique/bretagne il y a quelques années avec un collectif de parents. Nous avions réussi à obtenir une rencontre avec le rectorat de Nantes pour leur évoquer l'idée d'un échange d'éducateurs à éducateurs et non plus entre une administration toute puissante en haut et des familles subissant une autorité....ce fût un échec, nous étions trop précurseurs peut être...mais il serait temps à nouveau de rétablir un bon rapport pour que les deux parties puissent se comprendre et que toutes les différences qui caractérisent chaque familles soient prise en compte . Un grand merci à vous pour votre investissement à ce sujet.
isabelle huiban
Je suis pour le maintien de l'instruction en famille, mais pas pour le renforcement des contrôles, qui sont déjà suffisants. Et je m'interroge sur la défiance dont l'état fait preuve vis à vis des familles, en prétendant avoir un droit de regard et de contrôle sur les enfants, de la naissance à la majorité. C'est grave, et digne d'un état totalitaire. Je trouve cela inquiétant.
Entre autres raisons, supprimer l'ief revient à supprimer la liberté, pour l'enfant comme pour les parents, de proposer des méthodes d'apprentissage, d'instruction, alternatifs à ceux proposés par l'éducation nationale ou privée sous contrat (qui, sur le fond, sont les mêmes). Les écoles offrants des pédagogies alternatives (montessori, freinet, démocratique, unschooling...) n'existent que hors contrat mais non seulement sont peu nombreuses mais également hors de prix pour une famille (350 €/mois pour un enfant dans le primaire, 700 € au-delà). Pour rappel, l'Allemagne, qui interdit l'ief, "compense" en subventionnant beaucoup des écoles alternatives via les landers.
edouard cuendet
Merci, pas besoin de renforcer les contrôles. Une amie enseignante qui avait commencé son travail en même temps que j'avais commencé l'ief avait été contrôlé 2 fois en 10 ans, pour 30 enfants par an, et moi ? 10 x en 10 ans, pour 2 enfants !
L'instruction à domicile permet une adaptation totale à l'enfant : son rythme de travail, son profil d'apprentissage. Ce mode d'enseignement est déjà très contrôlé aujourd'hui. Davantage que certains professeurs des écoles enfermés toute la journée seuls dans leur classe avec des enfants. Je précise que je suis parent d'élève allant a l'école publique et représentante de parents d'élèves. Je suis scandalisé par cette nouvelle ingérence dans la vie des familles alors que des contrôles de la mairie et de l'inspection académique ont déjà lieu par ailleurs. Il s'agit d'une option pour les familles qui aujourd'hui est fortement niée. Et cette option ne doit pas être liée uniquement à un handicap, ou un voyage/itinérance. Elle constitue un choix de famille. D'ailleurs très souvent au moins un des parents ne travaille plus qu'à mi temps ou plus du tout pour s'y consacrer. Les enfants sont épanouis, et ont davantage de temps à consacrer à des activités extra scolaires. Il conviendrait que ce gouvernement s'attache à donner plus de moyens dans les écoles et notamment à former les enseignants à arrêter de donner de lignes, ou de priver les enfants de récréation, à stopper les actes de violences éducatives ordinaires, et à les inciter à plus de bienveillance. Il conviendrait de limiter le nombre d'enfants par classe : il n'est pas rare de voir des classes a 30 élèves des le cp, surtout lorsqu'on n'est pas en zone prioritaire. Au lieu de ça, c'est la chasse aux sorcières.
Il n'y a pas de lien entre séparatisme et IEF. Un arsenal juridique est déjà en place et il était encore pleinement satisfaisant d'aprés Mr Blanquer il y a peu. Le renforcement des contrôles est donc inutile. L'interdiction de l'ief serait même contreproductive. Le système éducatif français doit se réinventer et cela n'a rien à faire dans un tel projet de loi.
Sébastien Aubert
Le Ministre de l'Éducation Nationale ationale le disait lui même en juin devant le sénat: "Cette liberté d'instruction à domicile a un fondement constitutionnel puissant et qu’on ne peut que reconnaître et qui est je pense positif mais qui doit s'équilibrer avec d'autres principes, notamment les droits de l'enfant. C'est pourquoi j'ai pu dire à l'Assemblée nationale et au Sénat qu'il fallait encadrer davantage, et c'est ce que nous avons fait. À l'heure actuelle, je pense qu'il faut appliquer les règles que nous avons établies dans la loi de 2019." Commençons par appliquer la loi. Des choses peuvent être améliorées: la formation des inspecteurs aux différents types de pédagogies utilisées par les familles. Des espaces d'échanges entre les familles et les inspecteurs...
Il y a un contrôle par an par l académie. Si celui ci n est pas fait , c est à l état de faire en sorte qu il soit fait. 1 enfant a l école coûte 7000 euros/an , l état ne peut pas dégager 1/2 journée pr une inspection à domicile pr tous les enfants instruits à la maison ???? Pas besoin de renforcer selon moi juste faire en sorte que ce qui doit être fait aujourd’hui le soit.
Véronique Yanes
Pourquoi renforcer les contrôles? Les familles sont déjà contrôlées une fois par an par l'Inspection Académique pour vérifier qu'il y a une progression dans les apprentissages des enfants, pas d’endoctrinement etc, et une fois tous les deux ans par le maire qui vient au domicile même des familles. Par contre, toutes les familles doivent être contrôlées, ce qui n'est pas le cas actuellement et ça, ça reste du ressort de l'Education Nationale de mettre le personnel nécessaire.
Aurore Dubois
Pourquoi renforcer les contrôles? Nous avons déjà un contrôle de la mairie à notre domicile tous les deux ans et chaque enfant est contrôlé une fois par an par l'inspection académique. Il me semble que peu d'autres enfants sont aussi contrôlés que ceux-là !
aurelia coustols
Nous faisons l'instruction en famille, depuis 7 ans, et depuis 7 ans nous sommes contrôlés par l'inspection académique tous les ans et la mairie tous les 2 ans. Au niveau primaire, il a passé des contrôles à faire pendant 2 heures, sans pause, des exercices de français et de maths, pour évaluer son niveau... A l'école primaire, aucun enfant n'a des évaluations aussi longues. Le ministère doit commencer par contrôler tous les enfants instruits à la maison et le faire avec bienveillance. Nous avons fait ce choix car notre fils ne se sentait pas bien à l'école. A la maison, il suit le programme scolaire à son rythme, en prenant plus de temps pour les matières ou il a moins de facilité. Nous devons garder ce droit, c'est une liberté fondamentale. D'ailleurs, Mr Blanquer avait donné un avis défavorable aux amendements 703 et 825 du 07/02/2019 visant à soumettre l'IEF à autorisation , sous prétexte que la liberté de l’enseignement est un principe à valeur constitutionnelle et instaurer une autorisation préalable irait à l’encontre du principe du choix de l’instruction. De plus, le 18 juin 2020 en audition au Sénat, Mr Blanquer a déclaré : "Cette liberté d'instruction à domicile a un fondement constitutionnel puissant et qu’on ne peut que reconnaître et qui est je pense positif mais qui doit s'équilibrer avec d'autres principes, notamment les droits de l'enfant. C'est pourquoi j'ai pu dire à l'Assemblée nationale et au Sénat qu'il fallait encadrer davantage, et c'est ce que nous avons fait. À l'heure actuelle, je pense qu'il faut appliquer les règles que nous avons établies dans la loi de 2019." Alors pourquoi aujourd'hui vouloir supprimer ce droit fondamental alors qu'en 2019 et même il y a quelques mois, Mr Blanquer reconnaissait sa valeur et son fondement constitutionnel ?
Frédérique CIVRAIS
Les familles comme la notre qui pratique l'instruction en famille depuis 13 ans (suite a 4 ans de violences scolaires) ne sont pas prise en compte dans les exceptions prévus alors même que nous avons 13 ans de contrôles et de rapport positifs prouvant l'instruction.
Je ne dirais pas renforcer les contrôles car il faut tout de même pouvoir exercer une certaine liberté pédagogique et d'enseignement comme pourrait le faire une école. Néanmoins peut-être mieux cibler. Aussi pourquoi ne pas être plutôt dans une relation de partenariat avec l'EN? Pouvoir disposer de support gratuitement, ouvrir un droit au CNED gratuit, pouvoir bénéficier de l'ARS, pouvoir échanger sur les différentes pédagogies, partage de pratiques/matériels, coaching, etc. Plutôt que d'être stigmatisé, insulté, contrôlé, jugé, et devoir nous battre pour nos droits les plus essentiels. Cette énergie dépensée et ce temps devrait être mis pour nos enfants exclusivement
Romaric Robinet Cediel
Pourquoi renforcer les contrôles ? Les enfants en IEF sont les plus contrôlés de France ! Les familles d'enfants scolarisés n'ont pas de visite de la mairie à domicile tout les deux ans ... ni de contrôle par l'Inspecteur d'académie tout les ans. Les parents instructeurs sont plus controlés que les enseignants ! Avec de plus, une quasi obligation de résultat (l'enfant étant "testé"), alors que les enseignants n'ont, heuresement qu'une obligation de moyens. Il n'est donc pas nécessaire de renforcer les contrôles des familles qui déclarent, dans les règles prévues dans la loi de 2019, mais il faudrait juste que les contrôles prévus par la loi soient effectués partout (et par toutes les mairies...). Mr Blanquer disait lui même devant le Sénat, en Juin dernier, que le cadre législatif actuel, était suffisant. Il reste le cas des familles qui ne déclarent pas ("hors des radars"). Renforcer les controles ne résoudra pas ces cas. Soumettre à autorisation ne changera rien non plus pour ces dernières, qui sont de toute facons déja hors la loi. Par contre, vous soumettrez les familles aux décisions arbitraires des Inspections d'Académie, qui sont, idéologiquement, contre l'instruction hors-école (Il n'y a qu'a voir les difficultés actuelles pour obtenir un CNED règlementé, alors que même la MDPH le préconise, pour s'en convaincre). Non, si vous souhaitez réellement toucher au cadre de l'IEF, quelques suggestions : - Ouvrir le droit à l'ARS aux familles déclarantes - Créer des cellules départementales IEF (et hors contrat ?) avec des inspecteurs dédiés, formés (et si possible idéologiquement ouverts aux pédagogies alternatives), qui effectueraient les contrôles, et garderaient un vrai lien avec les familles tout au long de l'année, remplaçant ainsi le contrôle par un inspecteur de secteur, dont la mission principale et la gestion des établissements de son secteur, et dont le regard sur les alternatives à l'institution est très, voir trop variable.
Bonjour, Entre 3 et 16 ans un enfant non sco sera visité 13 fois par un-e inspecteur-trice (souvent accompagné par un-e conseiller-ère pédagogique). Durant sa carrière, combien de fois un-e enseignant-e verra-t-il/elle l'inspecteur ? Les enfants déclarés en IEF sont les plus contrôlés de France ! Si des inspecteurs n'arrivent pas à aller voir les enfants non sco de leur département, ce n'est pas aux enfants d'en faire les frais. L’Etat doit donner les moyens aux inspecteurs de faire leur travail.
Gabrielle Robin
Renforcer les contrôles = appliquer la loi de 2019, dite Loi pour une école de la confiance. Cela en devient étrange quant l'on pense qu'avec un tel cadre un enfant et un parent en instruction en famille se retrouve plus contrôlé qu'un fonctionnaire de l'éducation nationale. Avec en plus une sanction concrète et facile obligation de scolarisation si l'enfant n'a pas atteint les niveaux exigés par les prérequis de la scolarisation. On parle du niveau magnifique obtenu par l'instruction scolaire avec un niveau qui dépend de plus en plus du niveau social du ou des parents et non des capacités de l'enfant. Toute les enquêtes avec comparaison sont en défaveur de notre système scolaire et il faudrait obéir à une injonction pour produire les futurs idiots utiles au système....
Jérôme CANONNE
Je suis pour le maintien de cette liberté fondamentale et constitutionnelle. Je suis pour une "amélioration" de la qualité des contrôles plutôt qu'un "renforcement". Il faut des inspecteurs qui connaissent l'IEF, son fonctionnement, qui ne soient pas méfiants et partials mais ouverts, coopérants, que l'intérêt de l'enfant soit réellement la priorité et que jamais une conviction personnelle ne puisse altérer le choix de ces enfants et familles. Il faut de la coopération, apprendre à travailler ensemble et non pas les uns contre les autres. Nous sommes des parents capables et légitimes pour décider en priorité de l'éducation que reçoivent nos enfants, comme le conçoit la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, la Constitution, le Code Civil... Nous ne sommes pas défaillants. Le Président et son gouvernement font le choix d'une loi liberticide pour scolariser des enfants qui sont déjà dans le système. C'est un choix politique irrationnel et sans fondement. Cette loi ne changera rien au problème, bien au contraire, elle l'exacerbera. Les enfants en dehors des radars seront plus nombreux et ne pourront plus être repérés lors des contrôles. Vous avez donc entre les mains, la vie d'enfants qui ne sont pas les vôtres, qui ont des parents respectueux de la République et qui sont totalement insérés dans la société. Je vous en prie, ne privez pas ces enfants du droit merveilleux de pouvoir apprendre dans la joie, par curiosité naturelle dans un cadre rassurant et ouvert au monde. Ces enfants ne sont pas en danger, bien au contraire. Ils sont heureux d'apprendre la vie ! Demandez-leur. Ne pas respecter cette liberté de choix d'éducation, c'est refuser la différence. C'est faire le jeu de ceux qui veulent nous diviser. C'est devenir comme eux. Merci pour votre travail de recherche et votre investissement.
Pauline BICHET
Il n' y a pas besoin de renforcer les contrôles. Il suffit d'appliquer ceux qui sont prévus dans la loi actuelle et qui ne sont pas fait systématiquement. Une formation spécifique pour les maires et les inspecteurs de l'académie serait un plus.
Cynthia Laplace
Je suis pour le maintien de l'instruction en famille, qui doit rester une liberté. Le régime dit "d'autorisation" revient à l'interdire, sauf exception. Mais pourquoi vouloir "renforcer les contrôles" ? Des inspecteurs de l'Education Nationale rencontrent déjà les familles une fois par an, le plus souvent à leur domicile, avec possibilité de contrôle inopiné. Ils sont capables de détecter les éventuels problèmes, et l'expérience montre que ces problèmes sont rares. Plutôt que d'interdire l'instruction en famille, il vaudrait mieux leur donner les moyens d'effectuer leurs missions. Et aussi donner les moyens à l'école d'accueillir tous les enfants dans de bonnes conditions, avec des pédagogies plus diversifiées.
Avant de parler de renforcer les contrôles, peut-être faudrait-il simplement commencer par réaliser les contrôles prévus par la loi. En juin dernier, M. Blanquer disait lors de son audition au Sénat que la loi avait atteint un bon équilibre. Si l'Education nationale a du mal à faire les contrôles, il serait plus logique de lui donner les moyens de les faire, au lieu d'interdire une pratique qui marche !
Je suis pour le maintien du droit à l'instruction sur simple déclaration - souvent, la déscolarisation est tellement urgente qu'il s'agit des heures et pas des jours, encore moins des mois. Mais je ne suis pas d'accord avec le renforcement des contrôles, ils sont déjà suffisants - chaque année les enfants instruits à la maison sont contrôlés et testés par les conseillers pédagogiques. Les parents sont contrôlés par les inspecteurs de l'EN. Même les enseignants ne sont pas inspectés aussi souvent!!! Donner plus de moyens aux inspecteurs - oui, multiplier les contrôles pour les familles - non. Donner plus de moyens aux écoles - oui, repenser l'école - oui. Il s'agit de nos enfants, de l'avenir de notre pays. Il faut que le pays investissent en son avenir en investissant en l'enfance, pas en banques! De toute façon, cet article est totalement hors sujet: les parents qui ne déclarent pas l'IEF ne le feront pas plus avec la nouvelle loi. Ils sont hors la loi aujourd'hui, ils le seront tout autant demain. Mais les dommages qu'il peut causer sur nos enfants - et TOUS les enfants sont concernés - sont dramatiquement immenses!
Olga Pochon
Ce que j'entends par renforcer les contrôles : les rendre plus efficaces. C'est-à-dire supprimer les contrôles pédagogiques pour les enfants de moins de 6 ans (contre productifs, car des enfants aussi jeunes peuvent être très intimidés, et le résultat des contrôles n'est donc pas représentatif de leur niveau) ; organiser le contrôle de la mairie dans le mois qui suit la déclaration d'IEF pour détecter d'éventuelles situations problématiques pour les enfants ; pas de contrôle pédagogique pour les enfants inscrits à un cours par correspondance reconnu (tout en maintenant le contrôle de la mairie) ; un premier contrôle pédagogique à 6 ans ou la première année déclarée en IEF pour noter le niveau, l'année suivante pour noter l'évolution, et ensuite rendre la planification des contrôles aux acteurs de terrain : une fois par cycle pour les familles dans lesquelles l'évolution était satisfaisante, une fois par an pour les familles qui le nécessitent. Cela optimiserait le temps des inspecteurs d'académie, en leur permettant de se concentrer sur les nouvelles familles et les familles pour lesquelles un suivi régulier est souhaitable.
Emmanuelle Bousquet
Je suis pour le maintien mais sans renforcer forcément. Les contrôles qui existent aujourd'hui sont suffisants. Des lois existent il suffit de les appliquer correctement...
Actuellement, la liberté d'enseignement est garantie par le système déclaratif. Soumettre l’instruction en famille à une autorisation préalable revient à en faire une exception et non plus une liberté, et c'est aussi sous-entendre le développement des inégalités d'instruction entre les enfants. Le cadre législatif existe, c'est donc au gouvernement de se donner les moyens de le faire appliquer et non aux familles d'être la cible d'un projet de loi disproportionné. Mais ce projet de loi , c'est aussi le chemin de la pensée unique et de la surpuissance de l’État sur l'enfant , c'est donc contraire aux principes républicains, à la déclaration des droits de l'homme, à la convention européenne des droits de l'homme, aux droits de l'enfant...
séverine paillusson
Bonjour, Je suis pour le maintien du droit à l'instruction en famille, avec l'application des lois en vigueur qui fait état d'un contrôle tous les 2 ans de la mairie et d'un contrôle pédagogique annuel pour vérifier la progression afin d'atteindre le socle de compétence de connaissance et de culture. Les enfants en instructions en famille sont les plus contrôlés de France d'ores et déjà. Et les enfants non déclarés en IEF le resteront avec cette loi. Les écoles clandestines sont déjà illégales. Cette loi va seulement pénaliser les familles qui respectent déjà les règles aujourd'hui.  Nous subissons depuis le 2 octobre beaucoup de diffamation ou de désinformation dans les médias par le gouvernement quand on parle "d'enfants fantômes"  "qu'on ne connaît pas / hors radars", ou alors associer l'IEF à des petites filles dans des caves, alors que tous les ans nous envoyons une déclaration à la mairie ainsi qu'au rectorat. Nous recevons un accusé réception avec une attestation d'instruction en famille ainsi que 3 pages de rappel de la loi avec les contrôles et risques associés au refus de contrôle ou contrôle négatif. La loi de la confiance a encore durci cela en introduisant les contrôles inopinés. Cette loi n'a même pas encore eu le temps d'être appliquée du fait du covid 19. Donc pourquoi légiférer à nouveau  ?  Pourquoi au départ parler de séparatisme mais dans l'étude d'impact aucun lien n'est fait, aucun chiffre.  L'IEF est parfois le seul moyen pour des enfants en souffrance à l'école. Mon fils me dit tous les jours qu'il ne veut pas y retourner depuis l'annonce de M. Macron. A 3 ans les enfants sont encore des bébés, qui ont besoin d'attention, d'affection et de sécurité. Aujourd'hui l'école manque de moyen pour accueillir tous les enfants, et rendre la scolarité obligatoire a 3 ans va être source de nouvelles violences éducatives en forçant des enfants qui ne sont pas prêts à y aller Ce mode d'instruction est en plus d'être un droit fondamental, permet une richesse éducative, dans l'intérêt de l'enfant ( suivre ses rythmes physiologiques et ses rythmes d'apprentissage, pouvoir faire beaucoup d'activités sportives et/ou artistiques, faire des rencontres, creuser à fonds les sujets qui les intéressent). Les enfants évoluent avec des enfants d'âges différents et beaucoup d'adultes lors des sorties (forêt, visites de musées, etc...) ou activités physiques ou artistiques (mes enfants font de la danse et de l'éveil musical notamment). Le ratio d'adulte est très important et permet de les aider à gérer les conflits, comprendre les besoins de chacun dans la bienveillance, de respecter chaque individu peu importe son âge. La socialisation est plus douce et respectueuse. Je ne comprends pas cette phrase dans l'énoncé de la question" quand d’autres estiment que la place des enfants de la République est dans l’école de la République".  Sachant que l'école de la république est l'école dite "publique" , les écoles privés ne sont donc pas incluses dans "l'école de la république", pourquoi seuls les parents en instruction en famille sont stigmatisés "refusant l'école de la république", et pas les parents dans les écoles privées, qui sont d'ailleurs très souvent confessionnelles. Les libertés pédagogiques font partie intégrante de la république et c'est une richesse.  Par ailleurs on peut retrouver dans le manuel d'instruction civique et morale cycle 3 au chapitre 39 relatif aux droits de l'homme et du citoyen que " les citoyens doivent pouvoir éduquer leurs propres enfants comme ils le veulent parce qu'ils en sont responsables et que la transmission éducative est à leur charge. C'est la liberté d'enseignement. Un gouvernement qui embrigade les enfants dans des écoles ou des groupes de jeunesses obligatoires est une dictature". Les principes de la république:  "liberté, égalité, fraternité".   Je suis très inquiète de la proposition du gouvernement de soumettre une liberté à autorisation: ce ne serait donc plus une liberté. Et sur quels critères ? Qui aurait le "pouvoir" de décider si une famille "mérite" cette liberté ou non ?  où serait donc l'égalité ? Comment imposer à des enfants d'y aller quand ils ne veulent pas ou ne peuvent pas ?  Et toute la charge administrative  supplémentaire pour 0.4% de familles faisant ce choix, alors que 93% des contrôles sont positifs ? Pourquoi s'attaquer à une minorité déjà archi contrôlée et pourquoi ne pas légiférer sur le harcèlement scolaire  qui concerne 700 000 enfants ? Enfin, monsieur Blanquer lui-même était contre la proposition de soumettre l'ief à autorisation en 2019. Infos ci-dessous. Assemblée nationale- Session ordinaire de 2018-2019- Compte rendu Deuxième séance du jeudi 14 février 2019 Mme Anne-Christine Lang, rapporteure. “Avis défavorable. La liberté de l’enseignement est un principe à valeur constitutionnelle. Instaurer une autorisation préalable irait à l’encontre du principe du choix de l’instruction.” M. le président. “Quel est l’avis du Gouvernement ?” M. Jean-Michel Blanquer, ministre. “Même avis, pour les mêmes raisons. Nous avons déjà eu un débat semblable au moment de l’examen de la loi dite Gatel. Les arguments qui appuient nos propositions sont donc connus.” https://www.assemblee-nationale.fr/.../2018.../20190149.asp Merci pour tout votre travail, et je vous remercie par avance pour l'attention que vous porterez à ma réponse et me tiens à votre disposition pour échanger ou information complémentaire.
Pascale Cosme
Je suis contre le régime d'autorisation voulu par le gouvernement. En dehors de toutes considérations pour les exceptions acceptées ou non dans le prochain projet de loi, un régime d'autorisation permettra au gouvernement ou à un futur gouvernement de changer les règles par simple décret, donc sans passer par la voix législative. Pourtant, nous avons vu au cours des dernières attaques contre l’instruction en famille que c'est grâce aux contacts avec les élus que nous pouvons nous défendre et expliquer ce qu'est vraiment l'instruction en famille, loin des fantasmes et arguments mensongers avancés contre cette modalité éducative. Nous faisons les frais de l'ignorance et un régime d'autorisation mettra parents et enfants dans une insécurité juridique préjudiciable à l’intérêt supérieur de l'enfant sans aucun recours. Je voudrais aussi rappeler que dans l'esprit de la déclaration universelle des droits de l'homme, ce sont aux parents de prendre les décisions concernant l'éducation à donner à leurs enfants. Cet disposition avait pour but de protéger la société de la dérive étatiste et totalitaire qui agit comme un broyeur d'êtres humains. Le but est d'empêcher qu'un état puisse obtenir un monopole dans le domaine de l'éducation. Or, avec cette loi et la possibilité qu'elle donne de restreindre l'instruction en famille par décret, l'état nous retire la seule alternative gratuite à l'école publique. C'est une dérive grave dans le pays qui s'autoproclame "des Droits de l'Homme".
élodie Doteau
Monsieur Schellenberger, vous indiquez "en renforçant les contrôles" : parce que ce serait la seule façon de rendre le projet de l'instruction en famille acceptable pour vos collègues ? Les contrôles sont importants et suffisants, le ministre le reconnait. L'étape d'après ce serait de passer à un partenariat sans méfiance mutuelle, pour le bien des enfants.
Claudia Renau
Les contrôles portant sur l'instruction ne doivent pas devenir des enquêtes de police. La lutte contre le terrorisme ne peut pas relever de l'Education Nationale, les profs et les inspecteurs ne sont pas des agents des Renseignements Généraux. Mélanger police et instruction est un contresens éducatif et démocratique.
Les parents sont responsables pour leurs enfants. Ils doivent toujours avoir la droite de choisir le méthode de l'instruction d'eux comme ils les connaissent le mieux. Non à l'article 21.
Pour le maintien de l’instruction en famille. Avant de renforcer les contrôles il faudrait déjà effectuer ce qui est prévu par la loi car comme l’a dit M Blanquer en juin 2020 l’encadrement législatif est bon mais il faut aller plus loin dans la réalisation des contrôles (seulement 72% effectués dur l’année précédente a priori). De plus une liberté sous autorisation n’est plus une liberté !
Amandine Bourgeois
Les éducations multiples sont nécessaire pour élever l'humanité. Face à la complexité du monde est des systèmes, les pensées divergentes, innovantes et créatrices sont autant de possibilités de générer la liberté, l'égalité et la fraternité, comme idéalisés par la République Française.
Oui pour le maintien de ce droit fondamental et inscrit dans la constitution de notre pays. Quant aux contrôles, ils existent déjà et tiennent parfaitement leur rôle quand ils sont réalisés correctement. Ils permettent de s'assurer, entre autres, que l'instruction dans la famille est conforme aux valeurs républicaines. Plus de 93% des contrôles réalisés dans les familles instruisant leurs enfants sont positifs. Et pour les 7% restant, le séparatisme est rarement le problème concerné. Est-ce que les familles qui scolarisent leurs enfants à l'école de la République sont contrôlées sur les valeurs qu'elles transmettent à leurs enfants ? Non. Et l'école de la République n'a jamais été un rempart contre le séparatisme. Tous les terroristes ayant grandi et perpétré des attentas sur le sol français ont fréquenté les bancs de l'école de la République.
Laurence Barthélemy
Les contrôles qui existent : inspection une fois par an, visite par la mairie tous les deux ans. Contrôles inopinés possibles. "Renforcer" les contrôles, ça pourrait être de les rendre effectifs, pour les 30% des contrôles de l'inspection qui ne sont pas faits.
Claudia Renau
Il n’y a pas plus lieu de renforcer les contrôles que de soumettre l’IEF à autorisation. Les contrôles permettent déjà de scolariser les enfants qui ne s’y présentent pas, ou de manière insatisfaisante, et c’est faire bien peu de crédit aux inspecteurs que de penser qu’ils ne permettent pas de détecter les problèmes. Que les députés s’attachent plutôt à donner un vrai choix aux parents : une école publique de qualité, où les enfants s’épanouissent dans la sécurité et la bienveillance, où les apprentissages sont individualisés, les méthodes et programmes variés et toutes les compétences valorisées ; un secteur privé vraiment libre ; et la liberté d’instruire en famille pour tous sans condition. Avec contrôle à posteriori et sans préjugé identique pour toutes les structures, publiques, privées ou familiales, pour vérifier que tous les droits de l’homme y sont bien respectés.
Marie Davoust
La liberté de choisir le mode d'instruction de ses enfants est fondamentale, dans la famille ou dans une école, publique ou non. Sans diversité pédagogique, si l'Etat prend le monopole des enseignements, il impose une monoculture obligatoire et embrigade la jeunesse dans une conscience contrainte. La liberté de conscience des individus fonde la richesse culturelle d'une société. Et cette diversité est essentielle à la survie d'un peuple. Il est nécessaire dans un équilibre de confiance et de vigilance réciproque et constructive, d'accorder la responsabilité des actes à leurs auteurs. Les parents qui ont mis au monde des enfants, se doivent d'un prendre soin, les nourrir, les protéger, les instruire par les moyens de leurs choix, ... Ceux qui pratiquent l'instruction en famille sont exagérément et maladroitement soumis aux contrôles. Cependant l'Education Nationale (à la fois juge et partie) semble ne pas avoir les moyens de réaliser des contrôles représentatifs et respectueux : Dans notre région, régulièrement, ils n'appliquent pas le cadre légal : les délais d'envoi des courriers de convocations souvent emplies d'erreurs de données (nom, âge des enfants, adresse, ...) caractérisant les familles; les mauvaises conditions d'examen ( souvent "à la chaine" et notamment la prise en compte des choix pédagogiques de la famille et l'observation des travaux de l'enfant trop souvent ignorés, la référence au socle commun de compétences de connaissances et de culture et non aux programmes scolaires annuels, l'envoi de bilans réalistes et cohérents avant reconvocation ou injonction de scolariser, ... Aussi, si le cadre légal du contrôle d'instruction en famille est déjà suffisant, il semble nécessaire que les personnes en charge du contrôle est les moyens et la volonté de réaliser correctement ces contrôles, dans le respect des différences de pédagogie et de conscience. Tout comme il est indispensable d'accorder à ces familles autant de confiance qu'elles méritent au même titre que tous les parents élevant avec bienveillance les enfants qu'ils font naitre. Leur opposer sans cesse méfiance et menaces ne peut en aucun cas être bénéfique aux enfants. Nous ne sommes pas trop nombreux à prendre soin d'eux et leur offrir, du mieux possible, en ces temps difficiles, ce dont ils ont besoin pour s'épanouir et prendre soin, par la suite, du monde à venir. Je vous remercie de votre attention et de votre soutien affirmé. Respectueusement
Elise Labesse
Mes entants ont tous été instruits en famille tout ou partie de leur scolarité. Certains sont aujourd'hui adultes et parfaitement insérés dans la société. C'est impensable pour moi que mes plus jeunes ne puissent pas, comme leurs aînés, avoir accès à un rythme d'apprentissage qui est le leur. Nous avons toujours été contrôlés tous les ans. Si certaines familles ne le sont pas, c'est le problème du gouvernement, et cela ne doit pas rejaillir sur toutes les familles qui instruisent leurs enfants dans le respect de la loi.
Sylvie Bonnot
Pour le maintien du droit à l'instruction à domicile mais sans renforcement des contrôles qui sont déjà suffisants lorsqu'ils sont réalisés (bien évidemment).
je suis pour le maintien du droit à l'instruction en famille, sans renforcement des contrôles, qui sont suffisants, lorsqu'ils sont effectués. le problème des contrôles non effectués se situe du côté de l'administration, pas des familles.
Sarah Koehler
Les controles sont deja plus que suffisants, il est inutile de les renforcer. Un enfant en IEF est plus contrôlé qu'un enfant scolarisé. Croire qu'on a besoin de renforcer les contrôles nous détourne des vrais problèmes dont souffrent les familles IEF: manque de reconnaissance, discriminations... Par exemple, elles ne touchent pas l'allocation de rentrée scolaire (alors qu'elles ne coutent rien à la collectivité). Ces contrôles sont une suspicion à l'egard des familles, alors que les familles ont besoin de soutien et de reconnaissance. Les familles se doivent d'instruire mais aussi de protéger et de nourrir leurs enfants. Pourquoi alors ne pas aller controler TOUTES les familles pour vérifier que les enfants y sont en sécurité et bien nourris? Cette suspicion envers l'IEF n'est pas logique. Des dérives, si elles existent, sont bien moins niombreuses qu'à l'ecole. Il y a donc deux poids deux mesures.
Charles Chemin
La liberté d'instruction doit subsister, et l'intérêt de l'enfant doit primer. L'école n'est pas adaptée à tous les enfants, toutes les personnalités...
Hélène BABIEL
Comme beaucoup, je suis pour le maintien du droit à l'instruction en famille (différent de "à domicile") mais sans renforcement des contrôles, au contraire. Arrêtons de devoir nous justifier de nous occuper de nos enfants. Une aide, un accompagnement, oui, avec plaisir. Des contrôles, tous les ans, alors que pour certains inspecteurs nous sommes a priori coupables et devons prouver notre innocence, non. Je tiens à préciser que certains inspecteurs sont tout à fait bienveillants et ouverts et je les en remercie. Merci aussi de cette initiative, M. Schellenberger ! Ainsi qu'à tous les autres parlementaires qui nous ont reçus et écoutés ces derniers mois.
Muriel Calmel
Je suis pour le maintien du droit à l'instruction à domicile mais les contrôles et l'arsenal législatif existent déjà. Nul besoin de les renforcer davantage.
Stéphanie BL
La question est peut-être mal tournée. Il me semble que le cadre juridique permettant des contrôles parfaitement rigoureux existe déjà ; il suffirait de l’appliquer.
Je suis pour le maintien de la liberté de choix d'enseignement et pour l'instruction en famille. Le cadre législatif présent est déjà très complet. Je suis contre une "liberté" sous autorisation. Nous devons pouvoir en tant que parents réagir rapidement face à la détresse de nos enfants. Et que cette liberté puisse rester également un choix de vie.
Jessica Desbree
Je souhaite que la liberté d'instruire ses enfants en famille soit préservée. En revanche, elle est déjà suffisamment contrôlée.
Laetitia REDON
Je suis pour le maintien du droit à l’instruction à domicile mais il n’est pas indispensable de renforcer les contrôles puisqu’ils sont déjà régulièrement et efficacement effectués. Il me semble que ceux qui choisissent d’instruire leur(s) enfant(s) n’ont pas pour le plus grand nombre d’entre eux pour objectif de le(s) radicaliser mais bien de répondre à leur besoins et d’assurer le respect de leurs intérêts dans la plus grande bienveillance, c’est particulièrement mon cas. Merci de nous donner l’opportunité de nous exprimer.
Katia CENIZO
Je suis pour le maintien du droit à l'instruction à domicile mais pas en renforçant les contrôles !
Je ne suis pas pour renforcer les contrôles mais pour que ceux ci soient correctement réalisés pour tous. Ceci afin de déceler des enfants succeptibles d'être radicalisés.
La dictature s'installe doucement mais surement
richard bischoff
Je suis pour le maintien sans renforcer les contrôles. Simplement en contrôlant tout le monde comme c'est prévu actuellement par la loi... Les parents doivent avoir le choix d'instruire leurs enfants comme ils le souhaitent, leur permettant de s'adapter à chacun d'entre eux, pour un résultat des plus heureux, qui encore une fois est déjà contrôlé actuellement... Il ne faut pas se tromper de cible...
jessica mafety
Pour avoir été à l'école, pour avoir accompagné des enfants puis des ados scolarisés et enfin avoir travaillé dans une école, l'école n'est pas la solution à tout. Elle peut convenir à certains, d'autres s'y adapte par obligation et d'autres encore subissent ces longues années à l'école et certains finissent par décrocher. Il faut donc trouver une solution pour les enfants à qui ça ne convient pas et aux parents souhaitent soutenir les apprentissages de leurs enfants différemment L'instruction à domicile ne signifie pas replie sur soit ni manque de socialisation car la socialisation se fait autrement par des loisirs, par des amis etc.. L'état devrait se donner les moyens d'accompagner ces enfants en IEF pour repérer ceux qui sont en danger sans priver tous ceux à qui l'instruction en famille est bénéfique.
Laurie Fuhrmann
Nous ne devons pas jouer le jeu du terrorisme en supprimant ou limitant cette liberté fondamentale à valeur constitutionnelle qu'ont les parents français depuis 140 ans. L'islamisme n'a pas à guider les décisions politiques par la peur qu'il engendre. Les contrôles existent déjà. L'Etat n'a qu'à appliquer les lois existantes contre les écoles clandestines et pour les défauts d'instruction des enfants instruits à domicile.
Sarah Maurice
Je suis enseignement, fonctionnaire du service public, et mon fils est instruit en famille. Ce n'est pas contradictoire, 30% des parents qui instruisent en famille sont professionnels et/ou diplômés dans le domaine de l'éducation ou de l'enfance. L'instruction en famille respecte les besoins physiologiques essentiels des enfants : dormir suffisamment, manger et boire lorsque faim et soif se font ressentir, aller aux toilettes dès que nécessaire et en toute autonomie, s'exprimer, bouger, se sentir en sécurité dans un environnement connu et rassurant. L’instruction en famille permet d’être en adéquation avec les rythmes d’apprentissage propre à chaque enfant, de bénéficier des avancées issues des pédagogies actives (Freinet, Montessori…) et de la recherche scientifique (psycho‑pédagogie, neuro-sciences…), de mettre en place des apprentissages auto-gérés dont l’efficacité est connue, etc. Le droit à l’instruction en famille est important pour tous parce qu’il permet d’extraire immédiatement un enfant en souffrance sans le milieu scolaire, parce qu’il est harcelé (700 000 cas annuels) ou pour tout autre raison. Un salarié dispose de deux droits pour s’extraire d’une situation dangereuse : le droit de retrait ou, en dernier recours, la démission. L’enfant n’a ni l’un ni l’autre, il est au même rang qu’un esclave (lui aussi dans l’impossibilité de s’extraire), seule le droit à l’instruction en famille l’autorise à quitter un milieu scolaire difficile (et encore faut-il qu’il parvienne à convaincre ses parents et que cela soit possible pour ces derniers). Le droit à l’instruction en famille est un droit constitutionnel. Le droit à l’instruction en famille est garant de la diversité éducative, sans laquelle l’État aurait le monopole de ce qui est transmis aux enfants et cela s’appelle de l’endoctrinement. L’instruction en famille pemet aux enfants de se sociabiliser avec des personnes de tout milieu et de toute génération, pas seulement avec le groupe de ceux avec qui il est enfermé au quotidien. L’instruction en famille permet aux enfants de vivre dans le monde et dans la société, pas dans un milieu clos et séparé, pour ne pas dire séparatiste, tel le milieu scolaire (voir ici : https://blogs.mediapart.fr/nicolas-ubelmann/blog/081220/l-ecole-renforce-t-elle-les-separatismes). Le droit à l’instruction en famille permet à ceux qui le souhaitent de vivre avec leurs enfants. Il serait quand même étonnant que nous puissions légalement passer nos journées avec n’importe quelle personne de notre choix, sauf nos propres enfants ! Plutôt que d’empêcher les parents de se tourner librement vers l’alternative efficace de l’instruction en famille, ne faudrait‑il pas se demander pourquoi l’école publique, actuellement en crise, ne répond plus aux aspirations légitimes des parents ? Pour illustrer la chose, comparons instruction et alimentation : Les consommateurs ont évolué, ils ne veulent plus des produits de l’industrie agro‑alimentaire (l"éducation nationale). Les plus fortunés se tournent de plus en plus vers les petits producteurs de nourriture labellisée “bio” (les écoles privées hors contrat) tandis que d’autres, par choix ou par économie, décident de consacrer du temps à un potager afin de produire eux‑mêmes leurs légumes (l'instruction en famille). Que penserions‑nous d’un État à qui viendrait l’idée d’interdire la pratique du jardinage familial ou de la conditionner à une autorisation annuelle préalable ? Et qui confierait les contrôles à la FNSEA ou aux chaînes d’hypermarchés ? Laissez nous libres de vivre avec nos enfants et de les instruire au mieux ! Autrement dit (comme entendu chez un parent instructeur) : « Cessez d'emm… les gens heureux ! » Merci
Josué Rauscher
L'IEF permet aux enfants qui en ont besoin de vivre et d apprendre à leur rythme en utilisant des pédagogiques alternatives ou non. Certains élèves le font sur plusieurs années consécutives , soit ponctuellement pour certains qui rencontrent des difficultés scolaires. Certains enfants ont besoin de ce temps d ief pour gagner confiance en eux. Nous instruissons notre ainé de 6 ans à la maison. Grâce à cela il a développé un côté artistique important avec plusieurs heures de dessins par semaine. En parallele il a le temps d être au contact de la nature, de visiter des musées, de voir ses copains après l école et de progresser selon la méthode de Maria Montessori pour laquelle je me forme. Il ira à l école de la république lorsqu il sera prêt à cela. Nous n y sommes pas opposé et chaque année nous faisons un bilan avec lui. Pour nous, les contrôles se passent en toute sérénité et peuvent être renforcer si nécessaire afin de repérer les situations "délicates et questionnantes ". Le bilan de l éducation nationale a été très positif l an passé, notre fils était au delà des attentes de l éducation nationale pour son âge. Nous ne ferions rien qui puisse nuire à son intégration social ou ses apprentissages. Nous restons à votre disposition pour toutes questions relatives à l ief. Pour nous c est un choix famille, notre vie est organisée pour assumer ce choix qui convient à toute la famille. Nous souhaitons sincèrement pouvoir poursuivre l ief pour le grand ainsi que sa petite soeur de 2 ans.
ANNE rose GNAEDIG
Ma fille est en ief, elle a 5ans et fait le lundi de la natation le mardi du foot le mercredi du piano et de la boxe le jeudi elle se repose et le vendredi encore de la boxe. Elle travaille 4h par jour par tranche de 2 heures. Elle sait lire et ecrire compter (addition et soustraction avec et sans retenue sur différents supports comme le boulier les jetons ou sur papier) lit de nombreux livres avec notre aide ou de façon autonome. Nous visitons de nombreux monuments, faisons de grandes randonnées pour visiter les châteaux d'alsace. On serait ravi de vous rencontrer afin de vous montrer la qualité de son travail et les très nombreux supports de cours et progrès que nous avons mis en place. Merci pour l'attention que vous porterez à mon message.
Elodie Benoit
Je suis pour le maintien du droit à l'instruction hors-école mais sans renforcement des contrôles. Renforcer les contrôles est inutile: il y a déjà des maires, des inspecteurs de l'Education nationale, des assistantes sociales, des enseignants (tous fonctionnaires de l'Etat) qui contrôlent les familles instruisant hors-école. Les cellules de prévention de la radicalisation peuvent être associées aux contrôles en cas de suspicion. Les contrôles peuvent se faire de manière inopinée.
Laurence Le Guilly
Je suis pour le maintien du libre choix de l'instruction : école publique ou privée, sous ou hors contrat, instruction en famille. Les familles sont inspectées par l'Education nationale tous les ans (plus que les enseignants) et 93 % des contrôles sont positifs - pour les 7 % qui restent, un second contrôle est effectué et seul un infime pourcentage débouche sur une injonction de scolarisation. Les contrôles ne doivent pas être renforcés, ils sont déjà supérieurs en exigences à ce que connaissent les enseignants de l'Education nationale et des écoles privées (je crois que ça figure dans le rapport du Sénat). Il faut par contre augmenter le nombre des inspecteurs, quitte à intégrer les enseignants dans le processus de contrôle, seuls 68 % (de mémoire, déclaration de M. Blanquer) des contrôles sont effectués par manque de personnel - ce dont les familles en ief ne sont pas responsables. Quand à la radicalisation, les études de Bongrand montrent, entre autres, qu'elle est plus le fait de l'école (rejet, etc.) que de l'ief, le vade-mecum de l'Education nationale sur l'instruction en famille, le Guide interministériel destiné aux mairies disent également que les risques de radicalisation en ief sont exceptionnels (et prévoient des dispositifs à enclencher en cas de suspicion). La socialisation des enfants en ief est effective, ils ne sont pas uniquement au contact d'enfants du même âge toute la journée et toute la semaine, avec un ou deux adultes référents à qui demander la permission de parler ; ils parlent librement à toute personne, enfants et adultes de tous âges et de toutes catégories sociales (contrairement aux écoles où ils retrouvent les enfants du quartier uniquement, donc pas de mixité sociale). Pour finir, si le gouvernement avait bien voulu étudier l'impact de ce projet sur les familles en ief, il saurait que de nombreuses familles ont déjà fait le choix, si ce projet de vient loi, d'entrer en résistance (désobéissance civile) ou de s'exiler - dans les deux cas, avec un sentiment d'être rejeté par son propre pays, incompris dans un choix qui est simplement dicté par le bien-être des enfants. Merci pour votre attention et pour ce sondage.
Patricia Royer
Je ne pense que le renforcement des contrôles soit nécessaire... je pense qu'il faut plutôt trouver un moyen de contrôler les familles non déclarées qui ne sont pas contrôlées et qui n'offrent pas une éducation de qualité.
Les familles en instruction en famille sont déjà les plus contrôlées de France (un contrôle de la marie ou des services sociaux tous les deux ans ET un contrôle pédagogique chaque année). La loi existe déjà, il suffirait de l'appliquer ! Sincèrement la France aurait beaucoup plus à gagner à s'attacher à réinventer l'école qu'à s'attaquer à la diversité pédagogique en supprimant cette liberté fondamentale. Quand on voit nos résultats dans les études internationales : PISA, TIMMS mais aussi les statistiques sur le mal-être à l'école : on voit qu'il y a beaucoup à faire. Evidemment ça demande une véritable volonté politique (et pas seulement des "coups de comm' ") et une remise en question probablement inconfortable mais l'heure est venue d'inventer ensemble le monde de demain ! Et à mon sens, ça ne passera pas par plus de contrôle, de défiance, de discrimination, d'interdiction et de sanction, etc ...
Julie LEMAIRE
Sans modification de la loi, juste contrôler 100% au lieu des 2/3 actuels
Hélène Douay
Bonjour, J'ai répondu que " je suis pour le maintien du droit à l'instruction en famille" Cependant, il faut savoir que les controles sont déjà nombreux, sérieux. Les enfants en IEF sont les plus controlés. Peut etre faudrait il espacer les controles chez les familles ayant eu des rapports pédagogiques favorables et accentuer là où il y a des problemes...
pauline bourgard
Je suis pour le maintien de l IEF déclaratif. Plus de contrôle ? Les textes (Vade-mecom) existent déjà pour encadrer l IEF. Il faudrait juste plus de moyens humains au niveau inspection académique pour mettre en pratique les contrôles.
Bonjour, merci pour l'intérêt que vous portez à la cause des familles en IEF. De notre côté, en tant que parents, enseignants de l'école publique et citoyens français, nous sommes POUR le maintien de l'IEF avec 100% des contrôles actuels effectués voire une modification des contrôles afin que ces 100% soit réalisables (des contrôles annuels au départ et espacés une fois que l'institution a attesté de la qualité d'instruction d'une famille par exemple). Nous ne savons pas si un renforcement des contrôles est nécessaire alors que la loi de 2019 n'a pu être réellement évaluée (peu de temps et une situation sanitaire exceptionnelle). Et nous sommes sûrs qu'il existe des solutions plus justes pour régler le problème identifié plutôt que de s'eloigner des valeurs républicaines, en supprimant une liberté pour tous les citoyens français pour quelques dérives ou en renforçant les inégalités en tentant de construire des exceptions à l'interdiction, des privilèges. Une liberté est soumise à des devoirs mais ne doit pas être soumise à autorisation. En rencontrant des familles IEF, en lisant des témoignages, il est aisé de se rendre compte de cette loi est mal ciblée et risque d'abîmer plus encore le tissus social français et la relation des citoyens avec le gouvernement. Il est aussi extrêmement violent, pour nous, familles françaises de percevoir la méfiance grandissante de l'état envers la famille et les parents dans leur rôle d'educateurs. C'est ce que communiquent une interdiction par défaut et des dérogations qui ne concerne que l'enfant (et non sa famille). Le cercle familial est le premier cercle social de l'enfant. Il n'est pas le seul, bien heureusement, mais il nous semble qu'il est du rôle de l'état d'accompagner les familles dans une construction saine et épanouissante pour chacun de ses membres plutôt que de renforcer le fossé entre parents et enfants. De son rôle donc d'accompagner les choix familiaux qui soutiennent l'équilibre de la famille tant que ceux-ci respectent le droit des enfants. La société n'en serrait que plus équilibrée. Nous nous tenons à votre disposition si vous souhaitez échanger avec des familles en IEF.
Emilie Lemaitre
Nous sommes en IEF depuis début novembre, suite à l’obligation du port du masque à l’école. Nous envisageons d’y rester car nous constatons que nos enfants sont plus apaisés, calmes, moins fatigués, apprennent à leur rythme.
Emeline CADIER
Je pratique l'ief depuis 8 ans, mon fils de 14 ans est multi dys, il devra donc retourner à l'école, puisque pas concerné par les exceptions émises par le gouvernement, ce qu'il ne veut pas. L'ief lui permet de progresser à son rythme en respectant ses besoins spécifiques. Ce qui sera impossible à l'école. Cet article va à l'encontre de ses droits, nous en demandons de retrait. Soumettre l'ief à autorisation revient à l'interdire. Les enfants en Ief ne sont pas des terroristes, nous ne faisons partie d'aucune secte. Nous voulons juste instruire nos enfants et que nos droits et les leurs soient respectés lors des contrôles pédagogiques et des enquêtes de mairie. Les contrôles n'ont pas besoin d'être renforcé, les enfants en Ief sont déjà plus contrôlés que les enfants scolarisés, il suffit d'appliquer les lois qui existent déjà. Les contrôles ont déjà été renforcé en 1998-2016-2017-2019.
Isabelle Guignot
Je souhaite que l'IEF ne soit pas à la tête du client et que l'on reste sur un mode déclaratif et non d'autorisation qui laisserait la porte ouvertes aux abus de pouvoir. Avant de renforcer les contrôles, il serait judicieux de donner les moyens aux d'académies de réaliser tous les contrôles.
Malheureusement le système ne s’adapte pas à tout les profile d’enfants et parfois pour le bien-être de l’enfant il faut le sortir de système. Cela devra rester un choix.
Il est essentiel pour moi, voir fondamental de laisser le choix aux parents c est un choix éducatif un projet de famille on devrait tjrs avoir ce choix ...sur les 50 000 enfants la plupart ne sont ni musulmans ni extrémistes...il faut arrêter les pseudos amalgames pour limiter les libertés..et force est de constater que le niveau des enfants ief est bien Supérieur à ce qui est demandé...et cela tout naturellement... ma fille lisait et écrivait à 4 ans sans aucun rabâchage mais par le jeu par amusement de manière ludique vivante ...l ief est un univers d'exploration et d epanouissement magnifique ! Tout est source d apprentissage et d emerveillement...ne retirons pas ces étoiles qui brillent dans les yeux de ces enfants! Et je ne pense pas qu un renforcement des contrôles, soit nécessaire...
Je suis pour le maintien du droit à l'instruction à domicile car c'est pour nous un choix de vie, un mode de vie et une ouverture au monde pour nos filles. C'est pour elle la possibilité de choisir chaque jour les notions à aborder en fonction de leurs centres d'intérêt du moment, des apprentissages de qualité, à leur rythme. Je veux que chaque famille soit libre de choisir l'école ou l'ief, que chaque enfant ait le choix. Je veux la liberté de choix pour tous et le meilleur pour chaque enfant.
Je suis pour l instruction en famille à domicile qui est déjà encadré par des contrôles par inspections académiques
Agnès Urset
Parce que la diversité est une richesse... Pour un moratoire, une mission d'information et une vraie concertation constructive autour de l'instruction en famille
Julie Larcher
Si par renforcement des contrôles on entend qu'ils soient effectués à 100% au lieu de 63% et conforme au vade-mecum existant.
Nous pratiquons l'instruction en famille depuis 6 ans, nos trois enfants de 7, 9 et 11 ans s'instruisent à leur rythme et dans la joie. C'est notre mode de vie ! Nous entendons qu'il soit respecté. Et nous espérons pouvoir continuer ainsi tant que nos enfants le souhaiteront.
Camille Andrivon
Chacun doit être libre de choisir l'instruction qu'il souhaite donner à son enfant. Comme beaucoup de gens le soulignent, lorsque les enfants sont déclarés instruits en famille, la mairie du domicile ainsi que l'inspection d'académie contrôlent ce qui est fait. Peut on en dire autant des familles dont les enfants sont à l'école ? De plus, les conditions actuelles d'accueil en structures scolaires ne sont que très peu adaptées à l'apprentissage. Pour finir, autant de bruit pour si peu de familles... On est en droit de se demander quel est le but réel de cet article...
Emma Miranda
Si les contrôles sont bien effectués, ils n'ont pas besoin d'être renforcés. Entre la mairie et l'Education nationale, tout est mis en place pour vérifier que nous ne sommes pas des intégristes.
Hélène Pottiez
Je suis maman d'un garçon dyspraxique et Hp de 8 ans. Il n'arrivant à comprendre les choses que lorsqu'on lui donne une vision globale et pratique. A l'ecole il n'arrivait pas à avancer car les connaissances données sont trop morcelée. A la maison, on peut apprendre adapter les apprentissages et avancer à son rythme. Le petit frère, lui est très energique a besoin d'être tout le temps dehors ou en mouvement. Il peut être lui même sans avoir l'impression de déranger et tout en apprenant.
Liberté fondamentale à préserver à tout prix ! Chaque parent peut et doit pouvoir y avoir recours si besoin
JENNIFER KAPFER
Bonjour, Une liberté aussi fondamentale ne peux pas être soumise à autorisation, sinon comment s'assurer que cela restera réellement une liberté étant donné qu'il y a déjà tant de dérives à ce jours (certains IEN donnent leur refus à l'ief lors de déclaration annuelle alors qu'il ne s'agit que d'une simple déclaration; Si la réponse à une demande d'autorisation ne serait pas reçu dans les temps, qu'adviendra-t-il de ces enfants, ...). Les dispositions législatives actuelles suffisent puisqu'elles ont été renforcées il y a 1 an et qu'elles permettent des re scolariser un enfant dont les résultats de l'inspection annuelle auraient été non satisfaisants... Les enfants doivent continuer à garder ce libre choix, certains sont plus épanouis à l'école, tandis que d'autres sont plus épanouis à domicile, et cette manifique liberté d'instruction permet aujourd'hui de satisfaire tous ces enfants. Parce-que tout le monde peux avoir besoin de proposer une solution alternative à l'école de la République (phobie, harcèlement, rythme différent, approche avec des méthodes alternatives,...)
Christophe Verney
Je suis pour le maintien du droit à l'instruction en famille -"à domicile" ne correspond pas à la réalité observée sur le terrain. Les enfants concernés sont dans la vie, dans la société, en aucun cas reclus et isolés- , sans renforcer les contrôles. Pourquoi contrôler plus les familles ayant fait le choix de l'instruction en famille? Est ce que l'éducation nationale peut garantir que tous les enfants qui fréquentent l'école de la république sont en parfaite sécurité physique et psychologique au sein de leurs familles? Est elle seulement même en mesure de protéger les enfants au sein même de ses propres établissements scolaires? Il me semble que les dramatiques chiffres de harcèlement scolaire, de dépression infantile, de phobie scolaire et autres rejouissances n'abondent malheureusement pas dans ce sens. "Si chacun balayait devant sa porte, on ne verrait d'ordure d'aucune sorte" comme on dit par chez nous!!
La liberté de choisir ne devrait pas être limitée. Chacun-en devrait pouvoir faire son choix en connaissance et en conscience, pour le bien-être de son-ses enfant-s
Les contrôles existants sont suffisant ! Le problème des enfants hors radars dont le gouvernement se sert comme prétexte ne sont pas déclaré donc dans tous les cas, pas contrôlés !
Mélanie Bourgeois
Je suis maman, infirmière libérale, diplômée également d'un cursus universitaire en management bac +5, mon mari est pompier professionnel secouriste en montagne et nous faisons l'instruction en famille à 2 de nos 3 enfants. Ils sont très éveillés. Ont 6 et 4 ans, savent beaucoup de chose qu'ils apprennent en vivant, en rencontrant des gens et par l'environnement riche que nous leur fournissons. Depuis peu il participent à de plus en plus d'activités, piano, activités nature, cirque, aiment les calculs, les maths, les histoires, les dessins, la lecture et bien d'autres choses. Nous avons organisé notre vie en fonction de ce projet, notre emploi du temps, nos emplois, les leurs et notre lieu d'habitation. Les voir grandir et prendre leur indépendance est un cadeau de la vie et je ne vois pas pourquoi nous devrions y renoncer simplement parce que quelques personnes ont décidé que ce n'était pas bien! Qui sont ils pour juger? Est ce que nous disons que l'école doit être interdite? Je suis pour la diversité et que chacun puisse y trouver son chemin et son bonheur dans le respect de soi et de chacun.
Être parent, c'est faire de très nombreux choix. Tous nos choix viennent de notre vécu, notre entourage, nos rencontres, nos lectures, nos conditions de vie etc Les choix de chacun peuvent être jugés, comparés, qualifiés et presque quantifiés. La loi est là pour protéger les individus et la communauté. Il existe une frontière entre le bien et le mal. On voit parfois clairement la différence. Tuer et soigner, voler et offrir. C'est donc aux parents d'apprendre ces interdits. Est-ce que tous les parents y arrivent ? Visiblement non. Est-ce que les meurtriers ont fréquenté l'école ? En quoi l'école serait meilleure pour empêcher la radicalisation qu'elle ne l'est pour empêcher les prochains criminels ? Ne devrions-nous pas tous arrêter de concevoir puisqu'il y a un risque d'échec ? Ou peut-être ne devrions-nous pas sélectionner les personnes pouvant être parents par catégories où il y a moins de criminels ? Nous devrions peut-être leur accorder le droit de procréer à condition d'avoir un suivi psychologique des parents et de l'enfant ? Dans quel groupe pourrions-nous faire partis : les sportifs, les artistes, les vegans, les geeks, les ouvriers, les bronzés etc Nous appartenons tous à un groupe que nous le souhaitions ou pas. Mon groupe est celui des parents pratiquant l'école à la maison. Il va être dissout par prévention. Il y a des musulmans parmi nous et donc potentiellement intégristes. Est-ce une raison suffisante pour interdire un choix de parents ? Un jour viendra peut-être où le groupe dans lequel vous êtes ne sera pas bien perçu par l'état. Une loi pourrait alors être conçue pour l'interdire ou le contrôler. L'école à la maison est le meilleur choix que j'ai pu faire de ma vie. Mes enfants sont épanouis. Ils rayonnent. Ils jouent, apprennent avec volonté, font ce qu'ils aiment le plus. Ils dessinent, créent leur jeu de société, font de la musique et toutes sortes d'activités. Le bonheur est de pouvoir les voir évoluer dans leur raisonnement, leur complicité, leur confiance en eux et surtout à leur rythme. Nous avons énormément de chance de pouvoir pratiquer l'instruction en famille. En effet, l'école est un lieu où les enfants doivent s'adapter, où certains finissent par faire parti d'un groupe : celui des rouquins, des trop petits ou trop grands, des trop gros ou trop maigres, des trop intelligents des cools, des beaux, des sportif etc. En tant que parents, c'est un crève-cœur de savoir que notre enfant fait parti des groupes favorables à l'harcèlement. Certains enfants naissent avec la force de vivre confiants malgré leur différence. Pour d'autres, la confiance n'est pas assez forte, la défense n'est pas facile. Ils sont alors facilement démunis malgré les encouragements et les recherches de solutions qui sont finalement temporaires. De trop nombreuses personnes connaissent les effets de cette exclusion ou de l'harcèlement. Ils sont plus forts mais aussi plus faibles. De nombreuses familles font l'école à la maison après avoir vu leur enfant déprimer. De nombreuses le font car leur enfant a des problèmes neurologiques. D'autres encore ont envie d'une vie où leur enfant a un rythme plus calme, plus en harmonie avec la nature, plus dans le jeu, la création et énormément d'autres raisons du même ordre. Il y a le pour et le contre. La première peur est la sociabilisation. Les occasions sont nombreuses pour rencontrer de nouveaux amis : le voisinage, les parcs, la famille, les activités artistiques, sportives, caritatives. Combien d'amis a réellement un enfant à l'école ? La deuxième est la vulnérabilité de ces enfants qui ne sont pas confrontés à la difficulté de la vie en société. Ils n'apprendraient pas à se défendre et à s'adapter. Un enfant qui prend confiance en lui grâce à l'adaptation à son rythme et par la vue de ses réussites saura mieux se défendre quand il sera adulte. La confiance est la clef d'une bonne défense. C'est un choix de parents tout comme les activités qu'ils proposent. Certains parents encourageront plus leur enfant à faire un sport de défense, d'autres, des sports plus agressifs et à l'inverse d'autres parents proposeront des sports plus doux. Tous ont des avantages et des inconvénients pour la construction de l'adulte en devenir. Est-ce que parce que nous en jugeons une meilleure pour notre enfant, l'autre ne pourrait l'être pour l'enfant du voisin. L'autre devrait-elle être interdite ? Quelle est la frontière entre le jugement et l'acceptation d'une loi interdisant ce que nous ne ferions pas mais qu'autrui juge nécessaire ? Que pourrait être un critère d'interdiction d'une pratique ? Peut-il être le nombre de musulmans la pratiquant ? Peut-il être celui de la minorité ? Beaucoup de questions mais au final, le choix de l'école à la maison n'est pas parfaite mais celui de l'école ne l'est pas non plus. Nous ne devrions pas juger l'école à la maison tout comme l'école ne devrait pas être jugée. Chacune est totalement différente. L'une n'est pas mieux que l'autre. Elles sont toutes les deux un endroit où l'enfant doit se sentir bien et où les avantages surpassent les inconvénients afin que l'enfant puisse grandir, s'épanouir à sa façon. Il y a tant de différences sur la manière d'enseigner à un enfant. Les enfants pratiquant l'instruction en famille sont contrôlés et passent des examens tous les ans. Si ceux-ci ne sont pas convaincants, les enfants doivent retourner à l'école. Ils font beaucoup d'efforts pour continuer à avoir la chance de faire l'IEF et n'ont donc aucune raison d'être "Punis". L'islamisme ne devrait pas être un bouc émissaire. La peur de l'intégrisme n'est pas une raison suffisante pour empêcher les parents d'exprimer leur choix. L'inconnu, la différence sont aussi de bonnes raisons de créer des lois liberticides. Les familles pratiquant l'école à la maison sont pourtant des familles comme les autres pour le reste. Ils font partis d'autres groupes que ceux de l'école à la maison. Vous en connaissez peut-être sans le savoir. Ils ne sont pas parfaits, ils sont parents.
Solange Lemaire
Le droit de choix de l’instruction est en droit fondamental. Les enfants instruits à domicile sont des enfants épanouis et heureux. Les familles ief sont très actives et organisent de nombreuses rencontres et font beaucoup d’activités. Ôter ce droit à ces parents bienveillants et soucieux de de l’existence de leurs enfants serait grave. De nombreuses vies seraient brisées. L’Etat se trompe de cible car les familles ief sont contrôlées et la très grande majorité des contrôles se solde par un résultat positif. Aucun chiffre n’est avancé quant au rapport entre l’ief et le séparatisme.
Jessica Heim
En tant que parent instruits at en famille pour des raisons pédagogiques, je ne veux pas que la liberté soit enlevée à tous les parents de pouvoir faire ce choix
Jerome Jerome
Nous pratiquons l'école à la maison depuis 15 ans, suite à une situation de souffrance à l'école de notre aîné. Il a pu choisir de rester à la maison ou être inscrit à l'école en grandissant et ainsi pouvoir choisir pleinement sa scolarité. Les familles en école à la maison ne sont pas contre l'école. D'ailleurs, certains professionnels de l'éducation pratiquent eux mêmes l'ief pour leurs enfants, c'est notre cas. Les connaissances pédagogiques se partagent grâce à intérêt, aux réseaux sociaux, aux formations ouvertes à tous, et les parents en école à la maison ont à coeur de bien faire, car ils sont conscients de la responsabilité envers leurs enfants. Les contrôles pourraient être améliorés en prenant compte pleinement de la liberté pédagogique des parents,et les résultats obtenus auprès des enfants pourraient être valorisés auprès des professionnels de l'éducation, pour bénéficier à tous les enfants.
Julie Dubreuil
Je me prénomme Violaine, j'ai 42 ans, je suis mariée, j'ai 2 enfants et nous vivons en Corse. Je suis gardien de la paix dans la police nationale. J'ai été mise en disponibilité, à ma demande, pour pouvoir instruire mes enfants en famille. Je me suis engagée dans la police à 22 ans. J'ai porté les couleurs de la République avec fierté et dévouement. Risquer ma vie pour aider un concitoyen me paraissait normal. J'ai eu l'opportunité d'exercer dans divers postes tel que la correspondance scolaire, qui consistait à intervenir dans des établissements scolaires publics et privés pour y faire de la prévention. J'abordais, avec les enfants, des sujets d'éducation morale et civique, je les informais des sanctions pénales et nous établissions un dialogue très enrichissant pour les deux parties. J'ai également exercé dans l'encadrement sportifs de jeunes issus de quartiers défavorisés (en Seine Saint Denis), et en investigation dans une brigade des mineurs, ainsi que dans une brigade criminelle. À la naissance de ma fille, j'ai décidé d'approfondir mes connaissances sur le rythme naturel des enfants, les modes de communications non-violentes, les alternatives aux violences éducatives ordinaires et les nouvelles méthodes d'apprentissages. Après plusieurs mois de recherches et de réflexion, l'instruction en famille nous a paru être le meilleur mode de vie pour instaurer ce type d'éducation. Nos enfants,âgés de 4 et 6 ans, ne sont donc jamais allés dans une école classique. Une salle entière de notre maison est dédiée aux apprentissages. Nous avons décidé de nous conformer au programme national, par niveau prévu pour chaque enfant, mais avec un rythme moins soutenu, des méthodes adaptées à chacun, la personnalisation de chaque programme, et une ouverture sur le monde à travers de nombreuses activités (musique, arts plastiques, sorties en pleine nature, musées, visites chez des artisans...ect). Nos enfants ayant des capacités qui couvrent 2 niveaux, nous avançons aussi à leur propre rythme. Ce qui ne serait pas possible dans une classe de 25 enfants. Nos enfants sont inscrits dans plusieurs activités sportives et artistiques (chant, danse, judo, natation, basket) qui leur permettent d être en contact plusieurs heures par semaine avec des enfants scolarisés. Ils ont également des camarades en ief (instruction en famille) avec lesquels ils passent très régulièrement des moments de partages. Nous habitons une très grande maison avec un grand jardin, au pied d'une montagne Corse et face à la mer. Nous avons conscience d'être privilégiés. Mais là encore, ce n est pas un crime. Nous avons décidé d'avoir un suivi mensuel avec une psychologue spécialiste du développement de l'enfant, afin de prévenir un quelconque mal-être de nos enfants en lien avec notre choix de vie. Nous faisons tester nos enfants par un professeur exerçant dans l'éducation nationale afin de vérifier régulièrement l'évolution de leurs acquis. Nos deux enfants ont un niveau nettement au-dessus de la norme nationale. Il nous a même été conseillé de faire tester notre aînée, susceptible d'être à haut potentiel. Nous pouvions (avant la crise sanitaire) partir en vacances en dehors des périodes les plus onéreuses. Ainsi, nous partions 2 à 3 fois par an, afin de faire découvrir de nouveaux horizons à nos enfants. Ce mode de vie a un coût, sachant qu'on ne peut prétendre à l'allocation de rentrée scolaire et que l'intégralité des supports pédagogiques est donc à notre charge. Notre famille vit exclusivement du salaire de mon mari et nous devons avoir une gestion précise de nos budgets. Nous avons décidé de faire des concessions en privilégiant tout ce qui concerne les enfants. A l'annonce de notre président de la République, le 2 octobre, je me suis sentie trahie par mon pays. Nous ne correspondons à aucun des clichés avancés par monsieur Macron pour justifier sa décision. Nous avons eu la sensation d'être punis pour des faits que nous n'avons pas commis, et nous avons vécu cette annonce comme une injustice. Nous ne représentons qu'une infime partie de la population, mais nous sommes le peuple quand même, et nous avons des droits. Nous ne sommes pas des terroristes potentiels, des religieux, une secte ou des soixante-huitards sur le retour. Nos enfants sont le cœur de notre vie. Nous endossons nos responsabilités de parents jusque dans l'instruction scolaire de nos enfants. Cela nous demande des sacrifices personnels pour nous les parents, que nous acceptons par choix et par amour pour nos enfants. Et voilà que depuis plusieurs semaines nous sommes lapidés à travers les médias, et salis par des propos mensongers ou erronés. Nous ne sommes pas opposés au renforcement des contrôles afin de déceler les dérives et les dangers qui menacent la sécurité de notre pays. Nous comprenons que certains enfants puissent être en danger moral et physique et que l'état se doit de les protéger. Mais nous ne sommes pas concernés, et nous n'acceptons pas que nos enfants paient pour les erreurs des autres. Mes enfants souffrent de cette situation et ils aimeraient parler à monsieur Macron et monsieur Blanquer, pour leur expliquer qu'ils se trompent. Ils ont même écrit une lettre au père Noël pour lui demander de l'aide. J'ai la sensation d'avoir menti à mes enfants en leur disant qu'ils pouvaient avoir confiance en notre pays des droits de l'homme. Je leur ai appris les valeurs de notre République, dont celle qui précise que "nul n'est responsable que de ces propres actes". Comment leur expliquer aujourd'hui qu'on peut-être puni alors qu'on est innocent ?
Violaine Rossi
Maman d'une enfant porteuse de handicap maltraitée par un enseignant et une AESH, refus total d'aménagements, aucun soutien de l'académie Ma fille revit au CNED réglementé et s'épanouit. Elle n'est pas isolée. Conservatoire (harpe et danse classique) et centre de loisirs lui permettent, parmi d'autres activités, de rencontrer des camarades et partager avec eux. L'IEF ne doit pas passer sous un régime d'autorisations arbitraires, surtout au moment où l'inclusion est absente sur le terrain dans une grande majorité de cas. Même sans handicap, maladie ou autre motif de ce type, un enfant peut avoir besoin d'apprendre autrement. On ne peut les en priver du fait d'une poignée de dérives qui peuvent être contrôlées sous le régime actuel.
Magali Vocat
J'ai 4 enfants, ils ne sont jamais allés à l'école. Nous sommes déjà contrôlés tous les ans par des inconnus, donc je ne suis pas pour un renforcement de ces contrôles.
Nanouch Ftm
Il n'y rien à renforcer, on est déjà le plus contrôlé de tout le pays
Elisabeth Le Roux
Je suis pour le maintien de l 'IEF, sur déclaration et non autorisation et sans contrôles supplémentaires, il suffit d appliquer les lois existantes.
Christelle Bourgouin
Une liberté fondamentale en danger.
Je suis pour le maintien de cette liberté fondamentale. Je n'estime pas que les contrôles doivent être renforcés mais qu'ils doivent tous être réalisés. Les mairies et les inspecteurs manquent parfois de moyens
Respectons le rythme des enfants, leur liberté d'apprentissage, et leur bien être. Chacun doit pouvoir dire un jour:" je souhaite aller à l'école ou je souhaite faire l'instruction en famille", et quelque soit le motif, sans demander l'autorisation, juste en déclarant comme c'est le cas actuellement.
Emelyne Nicolet schoen
L'instruction en famille doit rester un droit. Un régime d'autorisation est une interdiction déguisée : en effet nous serons tributaire d'une personne de l'académie à la fois juge et partie... Les familles faisant l'instruction en famille sont pour la plus grande majorité des familles parfaitement normales dont les contrôles démontrent une très bonne instruction des enfants. Nous ne sommes pas contre l'école, nous avons fait ce choix avec mon mari pour permettre à notre enfant de 3ans de grandir à son rythme, en respectant ses besoins , ses envies d'apprendre, bref en s'adaptant à lui. Nous faisons des sorties culturelles et/Ou pédagogiques chaque semaine (hors période de confinement ), il rencontre des personnes adultes comme enfants de tous âges et milieu social.
Laetitia O
Pas besoin de renforcer les contrôles, ils sont suffisants, par contre former les inspecteurs oui. !! Au respect des enfants et de leur circulaire !!
Je suis pour le maintien du droit à l'instruction à domicile avec les contrôles actuels et toutes les mesures en vigueur déjà en place. Il suffit juste d'appliquer toutes les règles existantes. Chaque famille se déclare à l'inspection nationale. Tous les ans, les enfants sont contrôlés par une équipe pédagogique afin de suivre la progression. Se rajoute à cela un contrôle de la mairie tous les deux ans. Pour ceux qui, non concernés ou non informés, s'interrogent au sujet de la sociabilisation, regardez les études qui ont été faites au Canada et aux Etats-Unis à ce sujet, les résultats montrent que les enfants en IEF (qui côtoient de nombreuses associations culturelles , sportives, musées, bibliothèques...et oui les enfants en IEF ne sont pas tout le temps à la maison ) s'adaptent plus vite socialement. En effet, ils sont en contact tous les jours avec différentes personnes de tous âges et non pas seulement avec des enfants du même âge. J'aimerai aussi répondre au mot "l'IEF devient un phénomène de bobos", sachez que l'instruction en famille n'est pas uniquement réservée à la tranche aisée de la population : c'est un choix de vie. De nombreuses activités culturelles sont gratuites (festival, concert de musique, visite de musée), il suffit de prendre le temps pour trouver ces manifestations là. Il ne s'agit pas d'un combat "l'école de la république" contre "l'école à la maison", personne n'a raison ou tort. Cette liberté d'instruction est une richesse, ne l'oublions pas et battons-nous pour qu'elle puisse perdurer dans le temps. J'invite les personnes qui ne connaissent pas le principe "d'école à la maison" , mais qui pourtant ont un avis très arrêté sur ce qui est fait et comment, à justement rencontrer et venir discuter avec des familles qui pratique ce type d'apprentissage. Vous pourriez être agréablement surpris !!
Ce droit doit être maintenu. Je parle en tant que maman ( dont 2 en ief depuis septembre) et en tant que professionnelle ( je travail en animation enfants). Pourquoi vouloir interdire le droit à l ief? La grande majorité des enfants en ief se portent très bien et suivent une instruction de qualité. L école et l ief sont 2 moyens d instruction avec leurs avantages et leurs inconvénients mais les familles devraient continuer d avoir de choix de choisir.
Estelle Claude
Je trouve l'amalgame avec le séparatisme affligeant. Si l'état souhaite limiter la demande d'inscription en IEF pourrait-il au moins le faire sur la base d’arguments appropriés? Études qui montrent qu’effectivement ce mode d'instruction pose problème? Actuellement l’IEF est déjà très contrôlée. Pour avoir le droit de la faire, il faut : -Faire une déclaration à la mairie. -Faire une déclaration à l’inspection académique. On est ensuite contrôlé : -par la mairie, dès la 1ère année puis tous les 2 ans, pour vérifier notamment que l’enfant est élevé dans de bonnes conditions et contrôler les motivations des parents. -par un inspecteur académique (les mêmes qui contrôlent les établissements scolaires), qui vérifie les acquisitions des enfants, et qu’elles suivent bien ce qui est demandé par le socle commun. Si le contrôle est défavorable, la famille est informée des améliorations attendues dans un certain délai, et un deuxième contrôle est effectué dans la même année. En cas de deuxième contrôle non-satisfaisant la famille est mise en demeure par l'IA-Dasen d'inscrire l'enfant en établissement scolaire public ou privé sous 15 jours. Les conséquences si on se soustrait aux différentes obligations : - 1500 euros pour absence de déclaration à la mairie -6 mois d'emprisonnement et 7 500 € d'amende pour refus d’inscription dans un établissement scolaire suite à un contrôle défavorable -2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour absence totale d’instruction. En quoi est-il nécessaire de renforcer les contrôles? Par ailleurs, puisque c'est l'inspection académique qui en réalise certains, peut-on vraiment dire que l'IEF ne fait pas partie de l'école de la République?
Je suis pour l'instruction en famille et nous sommes déjà bien suffisamment contrôlés !!
Oui l'Instruction En Famille doit rester une liberté, pour toutes les raisons déjà évoquées dans certains commentaires que j'ai pu lire. Je suis effarée d'en voir par contre toujours qui avance la sociabilisation "impossible quand on garde son enfant à la maison". Les familles qui font ce choix ne le font pas à la légère, et mettent tout en œuvre pour l'épanouissement de leur enfant, cela passe aussi par la sociabilisation. Je peux déjà citer mon propre exemple: j'ai 37 ans et j'ai fait mon entière scolarité par le CNED. J'ai un Master et je parle 4 langues, que j'ai apprise pour pouvoir communiquer le plus possible dans l'école internationale où j'ai passé mon Master. Je ne pense pas que quelqu'un d'asocial et inadapté à la société ferait cela... Je fais aujourd'hui l'IEF avec ma fille de 3 ans. Elle va quelques après-midi par semaine à la garderie depuis qu'elle a 7 mois, nous allons dans les parcs où elle joue avec les enfants du quartier, faisons des sorties chaque semaine avec d'autres familles...Elle suit encore un cours de piscine et va à l'école du cirque. Toutes les familles que je connais avec des enfants en IEF procèdent un peu de la même façon (activités, sorties etc.). Donc non, les enfants en IEF ne sont pas cloîtrés chez eux, et ont au contraire une grande mixité sociale.
Julie Kihm
Je suis maman d’un petit garçon de 8 ans qui fait l’école à la maison depuis toujours. Je suis médecin urgentiste et ai organisé notre vie professionnelle et familiale autour de ce projet riche et passionnant. Notre fils est très en avance sur les programmes, passionné de lecture, fait de la batterie, du théâtre en association et du sport. Nos liens sont très proches et nous aimons le voir grandir, passer du temps ensemble, profiter de la vie culturelle parisienne et voyager plusieurs fois dans l’année. Nous sommes contrôlés tous les ans et les rapports de l’inspecteur d’académie sont dithyrambiques. L’arsenal législatif existe déjà pour repérer les situations à risque pour les enfants, et ces situations sont exceptionnelles. L’instruction en famille est une liberté fondamentale. C’est un mode d’enseignement qui restera marginal mais qui enrichit les débats sur les pédagogies alternatives, le bien-être de l’enfant, les modes d’apprentissage etc. La société est plurielle et complexe, ce projet participe d’une volonté d’uniformisation des modes de pensée et de vie qui n’honore pas nos gouvernants et dévoie nos principes démocratiques.
Abigael Debit
Je suis pour le maintien sans renforcer les contrôles. Simplement en contrôlant tout le monde.
Philippe Vaille
Les familles instituant elles mêmes leurs enfants ne rentrent dans aucune case : islamiste ? Bobo ? Les études sur le sujet montrent au contraire l'extrême diversité de ces familles. Parce que tout parent peut se retrouver confronté un jour au constat que, pour son enfant, l'école se révèle plus nuisible à l'apprentissage et à la socialisation qu' une instruction plus adaptée et une socialisation plus douce (4 à 5 jours par semaine assis dans une salle avec 30 autres gamins du même âge ce n'est pas fait pour tout le monde. Et ça ne prépare pas au monde: ça fait belle lurette que le monde du travail n'impose plus de telles contraintes, heureusement). Une liberté utilisée pour 50000 enfants... et une soupape potentielle pour chacun des 12 millions instruits à l'école
Il faut laisser la liberté d'instruction dans ce pays ! Le socialisme est un poison qui attaque les cellules familiales, l'instruction... et qui ne semble jamais s'arrêter !!!
Portier Harry
Un droit des familles mais surtout un droit de l'enfant de pouvoir étudier dans le cadre qui lui convient le mieux.
Hélène Boucher
Pour le respect des ryhtmes naturels et des rituels propres à l'enfance
ANTHONY PERNIN
Pouvoir instruire à domicile est une composante reconnue de la liberté fondamentale d’enseignement. Les moyens de lutter contre d’éventuelles dérives (minoritaires) existent déjà sur le plan législatif. Dans un pays qui met en avant être celui des droits de l’homme et la septième puissance économique mondiale il est impensable que la réponse une éventuelle défaillance de l’Etat dans ses missions soit la suppression d’une liberté fondamentale et sa transformation en régime d’interdiction assorti de dérogations arbitraires et exceptionnelles ! Cela va à l’encontre même des valeurs républicaines que sont la liberté, l’égalité, et la non-discrimination. Un comble pour un projet de loi sensé « conforter » ces mêmes valeurs ! Et avant de parler de renforcement des contrôles, l’Etat devrait se donner les moyens d’appliquer correctement le dispositif existant.
Mathieu Amiel
Ce mode d'instruction est précieux pour l'accompagnement de mon enfant à son rythme.
Elodie ARBEIT
Bonjour, Notre fils, depuis sa naissance, a une maladie auto-immune qui l'épuise et qui justifie médicalement l'école à la maison. C'est une maladie génétique dans notre cas. Cependant, il n'a été diagnostiqué qu'à l'âge de 10 ans. Nous ne connaissions pas l'IEF à l'époque et jusqu'à ses 10 ans, nous avons vécu un véritable parcours du combattant avec l'école qui ne comprenait pas toutes ses absences, absences qui étaient pourtant justifiées par un mot du médecin à chaque fois (en effet, son système immunitaire étant fragilisé, il attrapait virus sur virus...). Dès le réveil, il était pâle, cerné. Il me répétait qu'il n'avait pas la force de vivre toute une journée d'école. Je le sentais effectivement exténué, et pas en forme du tout. Il avait besoin d’un rythme propre pour bénéficier pleinement de ses apprentissages, toute en respectant sa santé. Nous étions harcelés par les professeurs et le directeur pour le mettre plus régulièrement en cours. Notre fils était vu comme un enfant qui ne voulait pas grandir parce qu'il se disait fatigué sois disant pour ne pas aller à l'école... Même ses copains ont commencé à critiquer ses absences. Il a été marginalisé. Et pourtant, il avait d'excellents résultats ; enfant précoce, il avait des capacités qui lui permettaient de garder un très bon niveau. Si j'avais connu l'IEF, cela nous aurait évité tellement de souffrances, de remises en cause inutiles. Je savais que mon fils avait un problème de santé, je l'écoutais, je lui faisais confiance et heureusement ! Mais, avec mon mari, nous étions bien les seuls. Aujourd’hui il fait l’école à la maison. Il renaît ! Son état s’améliore peu à peu et il s’épanouit à son rythme. Il peut même faire du théâtre au conservatoire, puisque son nouveau rythme lui permet de mieux récupérer, et d’investir son temps et son énergie de manière plus adaptée. Si la loi passe en l’état, qui décidera qu'un enfant est assez malade pour bénéficier de l'école à la maison, alors même que les diagnostiques lors des premières années de vie, sont parfois très difficiles à poser. L'intérêt supérieur de l'enfant est bafoué, en effet, si l’enfant se sent mal, il a le droit de le faire savoir et d'être entendu de tous. Si l’école le fait souffrir, pourquoi devrait-il se taire ? J'ajouterai, que comme le souligne notre expérience, personne ne connaît mieux un enfant que ses propres parents, qui ont ses intérêts à cœur.
L'instruction en famille a toujours été un droit et une liberté fondamentale, il est normal en tant que parent d'être prioritaire sur l'éducation et l'instruction de son enfant et non pas l'État, qui lui, a le devoir d'offrir une solution d'instruction. N'oublions pas que le premier mot des valeurs de notre pays, inscrit sur la façade de chacune de nos mairies, est "Liberté" non pas "contrôle" ou "restriction" ! Les familles ief sont suffisamment contrôlés par les services de l'état (mairie tous les 2 ans, éducation nationale minimum 1fois par an, ces derniers pouvant être inopinés). Quelles autres familles en France sont ainsi surveillées pour simplement jouir de leur droit ? Il faut arrêter de voir la famille comme des suspects d'office. Les lois existent déjà, appliquons les.
Ne pas envoyer son enfant dans une école devrait être un droit laissé à chaque parent. Certaines familles peuvent avoir les moyens financiers et faire le choix de ne pas laisser leur enfant dans une école. Beaucoup d’études montrent que les enfants qui ont suivis les cours à distance avec une grande assiduité (par le Cned notamment) ont un meilleur niveau d’instruction que ceux qui ont été mis à l’école publique ou privée.
Avant de retirer les enfants de l'instruction à domicile, la République serait bien inspirée, d'abord, de garantir une instruction de qualité dans l'école publique. Or, les récents classements ne prêchent pas vraiment en faveur de l'Education Nationale, confirmant ainsi la tendance à la baisse depuis quelques années déjà.
Lenhardt Robert
Si le parent est compétent, et qu'il développe des pédagogies alternatives favorisant l'ouverture d'esprit et le savoir apprendre c'est bénéfique. En revanche, il existe de nombreux cas où l'instruction à domicile se fait pour des raisons culturelles voire religieuses. Les parents refusent que leur enfant puisse apprendre des choses qui entreraient en conflit avec leurs croyances. Et dans ce cas, c'est dangereux. C'est à ce moment là qu'il est nécessaire d'intervenir et de permettre à l'enfant de sortir de l'endoctrinement.
A condition aussi que les parents soient suffisamment compétents pour mener à bien la scolarisation et ne pas isoler les enfants en leurs permettant tout de même de participer à une vie associative en dehors du cadre scolaire.
Christine Maccorin
Les contrôles demeurent indispensables. C'est souvent au sein de l´école de la république que sont découvertes les maltraitantes infantiles. Oui à la diversité des cadres d’apprentissages, mais sous contrôle réguliers et approfondis. La France en a-t-elle les moyens ? Ou la volonté de mettre des moyens pour une minorité ? Faut-il priver l’enfant d’app apprendre au sein d’une institution laïque, où ce dernier peut apprendre à interagir avec ses pairs ? Cette solution reste bienvenue dans certains cas. Qui restent à strictement limiter (phobies pathologiques, cas de harcèlements avérés après consultation d’un(e) psychologue s'étant prononcé(e) favorablement pour cette solution.
Stéphanie Touzalin
Dans notre société, les enfants ont besoin de sociabilisation : comment grandir et se faire une idée du monde qui entoure l enfant quand il passe sa vie à la maison. De plus, une dérive dans les villes, aux yeux des collectivités souvent : certaines cultures en profitent pour mettre les enfants dans des pseudos écoles. L école c est la République !!!
Linda Schleer
Il faut limiter l instruction pour les enfants ayant des difficultés justifiées ( phoebie scolaire, enfant nécessitant l aide d une tierce personne,...). L instruction a domicile devient un phénomène de bobo et de replis communautaire intolérable dans la république mais peut être une solution dans des cas exceptionnelles.
Jérôme Noeglenn
On devrait avoir le choix d'élever et d'instruire nos enfants comme on le souhaite ( dans la limite du raisonnable bien sûr).

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