Vrac, consigne : les consommateurs ont la parole

Le projet de loi « climat et résilience » est issu de la concertation de 150 citoyens français tirés au sort. Le texte a été présenté en Conseil des Ministres le 10 février, et a débuté son examen au Parlement le lundi 8 mars.

Une commission spéciale a été créée et se réunira en non-stop durant les deux prochaines semaines. J’en ai été nommé membre titulaire.

Ce texte de loi comporte 8 titres : consommer, travailler et produire, se déplacer, se loger, rénovation énergétique, artificialisation, se nourrir, protection judiciaire de l’environnement.

Dans le titre 2, l’article 11 prévoit qu’un commerce de détail de plus de 400m2 devra consacrer au moins 20% de sa surface au vrac, dès le 1er janvier 2030. Cette mesure permettrait de limiter l’utilisation d’emballages, mais nécessite de définir précisément ce qui relève du vrac ou non.

L’article 12 vise à généraliser la consigne pour les contenants en verre dès 2025. Cette mesure nécessiterait une standardisation des formats de contenants, pour pouvoir en simplifier la logistique. De plus, il apparaîtrait indispensable de s’assurer que le réemploi n’induise pas le recours à des transports dont l’empreinte carbone dégrade la performance environnementale espérée.

En votre qualité de consommateur, je souhaiterai avoir votre avis sur ces deux articles du projet de loi. L’expression est libre, n’hésitez pas à écrire ce que vous en pensez dans la rubrique « commentaires ».

En votre qualité de consommateur, je souhaiterai avoir votre avis sur ces deux articles du projet de loi. L’expression est libre, n’hésitez pas à écrire votre avis dans la rubrique « commentaires ».

Ils ont donné leur avis !

20% seulement en 2030 : cela signifie que l'on remet (encore !!!) à plus tard les efforts requis, alors que l'urgence voudrait que l'on agisse dès maintenant de manière courageuse et volontariste ! Veut-on continuer à empoisonner les océans, les cours d'eau, les sols avec ces micro plastiques ? La convention citoyenne pour le climat a fait un travail remarquable ; la règlementation doit répondre aux enjeux sanitaires, nous ne sommes que trop exposés aux diverses pollutions, perturbateurs endocriniens, rayonnements électromagnétiques, pesticides, etc. Les économies d'échelles au sortir du tout plastique seront bénéfiques à tous les consommateurs ainsi qu'aux collectivités pour lesquelles la gestion des déchets est une charge importante. Réduire la production de déchets à la source = réduction des émission de GES + ÉCONOMIES
Pourquoi remettre à demain une solution aussi pertinente ?

Au vu de la vitesse à laquelle nous détruisons les ressources naturelles et nous produisons des déchets non biodégradables, je suis favorable à toute mesure de préservation de notre environnement. Je regrette néanmoins le manque d'ambition de ce projet de loi et l'horizon aussi tardif des mesures proposées. Je milite donc pour la vente en vrac de tout ce qui peut l'être et pour un généralisation de la consigne sur tous les emballages qui peuvent être réutilisés ou reconditionnés.

Maryline Germain

Pour limiter l empreinte carbone, la première chose à faire est la RElocalisation,avec une remise en question complète sur le recyclage, les déplacements du personnel, le gouvernement à la responsabilité du recyclage des déchets, et sa revalorisation
Notre consommation d ‘énergies, et ses solutions comme l’isolation et les subventions,TOUTES les subventions devront être remise en question car trop souvent, les salariés de ses entreprises ,fantômes sur notre territoire ne rapportent rien de plus à nos ouvriers Français mais à des gros et puissant patrons des pays de l’est-
Le respect des abeilles,qui se meurent sous les pesticides des sucriers qui à leurs tour nous rendent malades, mais également les dépôts sauvages devront être plus facilement sanctionnés par les maires et non pas attendre une quelconque procédures.Développez TOUS les métiers comme les brigades vertes en prélevant une taxe sur chaque amende établies lors de déchets sauvage,Taxons de 20 pour cent les amandes qui sont automatiquement reversées dans ce fond spécial
Nous devons financé cela en légalisant certains stupéfiants, mais pas par Paris mais L’ALSACE plutôt que de laisser les dealeurs achetés de grosse berline polluante et financer les brigades de la nature
De toutes façons certains diront que cela est impossible
Comme nous l’as enseigné Mark Twain. ILS NE SAVAIENT PAS QUE C’ETAIT IMPOSSIBLE,ALORS ILS L’ONT FAIT

Proposer du vrac est déjà un concept que nous rencontrons, peut-être pas suffisamment. Ne faudrait-il pas traiter le suremballage ?
Consigner les bouteilles en verre pourquoi pas ! Concevoir des emballages biodégradables ou recyclables reste une voie à poursuivre
Pour ma part, je reste convaincu que la voie d'avenir est vers une Economie environnementale et pas une opposition Economie / Ecologie. Nous constatons trop de positions dogmatiques qui ne font que bloquer les choses.

Jean SAUZE

Ce qui est important , n'est pas d'utiliser des récipients en verre , ce qui est important , c'est de calculer l'empreinte carbone totale. Il pourrait très bien y avoir des récipients biodégradables, voire mangeables , qui ne nécessitent pas de recyclage , si ce n'est que par les voies naturelles..

pour les déplacements , il faudrait trouver une forme d'optimisation en mixant les déplacements avec du travail distancié et dématérialisé quand cela est possible.

Alfred JUNG

Pourquoi attendre 2030 pour imposer le vrac ? Certains magasins en disposent déjà .. et il me semble que cette mesure peut facilement être applicable rapidement !

Catherine KEMPF

Il manque à mon avis tout un ensemble sur le bien être animal, le transport des animaux vivants, la fin programmée de l'élevage intensif (engraissement des animaux, les poules et autre élevage en cage), et la fin de la cruauté de l'abattage rituel et l'aide à la reconversion des exploitations vers le bio et l'élevage plus respectueux de la condition animale.

Jean-Marie GRUNENWALD

Climat : étymologie. Du latin climat (génitif climatis) lui-même dérivé du grec ancien κλίμα, klima (« inclinaison de la Terre vers le pôle », d'où « climat, région, zone » et, au figuré « inclinaison, penchant »).
Je vois pas en quoi "le climat" (notion d'abord astronomique) serait donc concerné dans cette affaire (Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement).
Donc on parle ici d'écologie (L'écologie ou écologie scientifique, est une science qui étudie les interactions des êtres vivants entre eux et avec leur milieu. L'ensemble des êtres vivants, de leur milieu de vie et des relations qu'ils entretiennent forme un écosystème. L'écologie fait partie intégrante de la discipline plus vaste qu'est la science de l'environnement (ou science environnementale).
Cela étant dit , le retour aux corvées avec le vrac , non merci.
Reprise des contenants en verre oui
Se pencher sur la qualité des produits ( trop sucrés trop salés etc)
Localisme renforcé et produits de saison

GUY LOMBARD

Article 11, échéance 2030. Ce délai est dénué de toute ambition de réussir et porte en lui l'échec du projet. Si c'est pour laisser aux industriels et à la grande distribution, le temps de s'adapter et de trouver des solutions de mise en œuvre, nous savons très bien que, plus il disposent de temps et moins ils se penchent sur le problème, en espérant (en se basant sur l'expérience du passé) que d'ici là, ce que les uns ont fait, les autres se seront empressés de le défaire.

Article 12. La consigne des emballages devrait être généralisée, y compris pour les emballages à usage unique. Cette consigne réduirait non seulement le gaspillage des matières réutilisables et recyclables, mais inciterait les utilisateurs à ramener les déchets. Et si cette façon de faire demande plus de personnel, ce sera donc, en plus, une bonne nouvelle pour le marché de l'emploi.

La grande distribution a des centrales d'où partent les commandes. Il suffit d'y adjoindre des centrales de récupération. Ainsi, les camions qui partent livrer la marchandise reviendraient à la centrale (où ils retourneront de toute façon pour recharger) avec les consignes et/ou le recyclage.
Ce qui n'est pas réutilisable ou recyclable serait mis avec les déchets ultimes des magasins. Voila pour l'emprunte carbone.

Ce problème doit être entièrement repensé, de la fabrication au déchet ultime, vu que même le réutilisable finit par arriver en fin de vie et pas se focaliser unique ment sur la charnière "vendeur/consommateur".

Robert Lenhardt

Bonjour,

Je suis persuadé qu'il faut garder l'emballage, surtout aujourd'hui et demain et c'est sur l'emballage qu'il faudra trouver un moyen écologique.
Vous savez, tout le monde voudrais vivre sans déchet, mangé bio, vivre écolo, mais personne ne veut les problèmes qui en découlent, nous ne sommes pas prêt physiquement et mentalement.

Il faudra suivre le bon chemin pour que nous ayons les bons réflexes.

Gérant d'une entreprise de Dératisation, Désinsectisation et Désinfection (3D)

rodolphe kirsch

Bonjour,
Moi je trouve qu'il est vraiment urgent ,de réagir au plus vite,pour tout se qui est emballages, gobelets et bouteilles plastiques ,sur-emballages ,soit de les remplacer ou les interdires tout simplement, soit effectivement de faire comme en Allemagne et en Suisse une consigne pour les bouteilles.
Pour le vrac ,il faut réagir également plus vite ,je pense que 20% c'est pas assez.

La méthode Macronnienne de " citoyens tirés au sort " est une grosse plaisanterie.

Qu'on se rappelle la manipulation et les propositions UBUESQUES des " Tirés au sort" pour donner un avis sur le climat.

Macron se moque des citoyens.

Guy JACOB

Pour l'article 11, l'échéance de janvier 2030 est beaucoup trop lointaine.
Il faudrait déjà que les commerçants, pharmaciens, etc… demandent systématiquement aux clients 's'ils ont un sac" au lieu de leur en donner un d'office comme si c'était gratuit et normal afin de les habituer à cette façon de consommer.
Pour l'article 12, depuis le temps qu'on en parle il faudrait accélérer le mouvement.
En Allemagne, la consigne est généralisée et pratiquée depuis longtemps alors que chez nous elle est plutôt rare…
Ainsi, même les canettes qui ne sont pas en verre sont consignées et du coup, on en trouve rarement qui traînent dans les parcs et les rues.
Les consommateurs ne sont pas assez au courant que l'eau du robinet est potable et même souvent de source.
Pour les produits bio en supermarché, il faudrait arrêter leurs sur-emballages et la quantité imposés.
Ce serait bien d'aider au regroupement des producteurs locaux dans des petits magasins, afin qu'ils puissent vendre leur marchandise sans avoir à passer par des intermédiaires.

Yvette PETER-DELETRAZ

20 % de vrac à mon avis c'est trop peu et 2030 trop tard : changer c'est maintenant et urgent
Dans les grandes surfaces l'emballage plastique est roi : tous les aliments pour animaux par exemple pourraient être présentés en sac papier.
les huiles, lessives, produits vaisselle …. pourraient être vendues en vrac, chacun apportant son contenant (certains magasins le proposent pourquoi pas les grandes surfaces)
les céréales, fruits secs …pourraient être en distributeurs (çà se voit de plus en plus surtout dans les magasins bios)
les contenants devraient être plus variés : sacs en papier ou en tissus , contenants en verre: pas de déchets ou déchets recyclables
les bouteilles plastiques seraient pour moi à bannir : elles sont présentées comme recyclables mais dans quelle mesure sont elles effectivement recyclées ???) du verre consigné pour tout et faire un vrai travail pour inciter les consommateurs à boire l'eau du robinet, proposer le lait uniquement en contenants en carton (recyclables et recyclés) ou verre consigné
il serait plus qu'intéressant de proposer tous les fruits et légumes surtout les produits bio en vrac ( ils sont toujours présentés en sachet plastique) et imposer la présence de producteurs locaux au moins un jour par semaine (emprunte carbone insignifiante)
limiter les gammes de produits : a mon sens un choix trop large n'est pas nécessaire
tous les plats cuisinés proposés en bocaux en verre ou au pire en boites métalliques ( réutilisables ou recyclés )
un travail est en cours afin d'obtenir l'autorisation d'interroger les clients d'une grande surface afin d'avoir leur avis et espérer les convaincre de l'urgence de la réduction des emballages)
Faire un vrai travail auprès des entreprises de packaging

nanou poignant

un juste milieu entre le vrac et le suremballage ne serait il pas plus pragmatique?

anne dehestru

Bonjour.
Tout d'abord merci de nous donner la parole.
Pour le vrac :
Je le trouve très intéressant. Je l'utilise souvent en faisant mes courses en Allemagne. Je vais souvent dans les magasins de bricolage ou si vous passez la frontière chez hornbach par exemple vous pouvez acheter des vis goupilles… a la pièce et non par 2 ou plus certes ils le vendent via des sachets plastiques. Il y a sûrement quelque-chose a faire côté emballage mais vous consommez que votre besoin. Donc pas de deuxième pièce a jeter si vous n'en avez pas besoin. En France ça commence a venir… dans les grandes surfaces je pense qu'il y a plein d'articles qui peuvent être vendus à l'unité. Je pense qu'un emballage en papier recyclé serait une bonne solution.
Pour les bouteilles en verre je suis pour une condigne et un circuit fermé : on prend une boisson dans une bouteille en verre puis quand on ramène la bouteille vide on récupère de l'argent…. ce qui invitera à ramener la bouteille. On peut faire pareil pour les bouteilles en plastique….
Voilà. Merci.

sylvain clerc

Je trouve que ce texte n'est pas assez ambitieux. Il faut aller plus loin, plus vite, plus fort.
Le 1er janvier 2030 c'est trop loin. Il faut l'amener à 2025.

Charles Michel

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