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Vote contre la loi relative au droit à l’aide à mourir

Publié le 17/07/2026

En ce 15 juillet, chaque député a voté en conscience sur la loi relative au droit à l’aide à mourir.
Sur un sujet comme celui-ci, il y a autant de convictions que de parcours. L’abstention n’était pas une option : notre responsabilité était de nous exprimer, malgré les doutes.


J’ai voté contre.


Je ne nie ni la souffrance, ni la détresse de celles et ceux qui les traversent. Elles appellent notre compassion. Mais la responsabilité du législateur est de regarder au-delà de l’émotion.
Ce texte marque une rupture profonde dans notre conception du soin, de l’humanité et du rôle des soignants. En voulant répondre à une souffrance, il institue une procédure nouvelle, une bureaucratie de la mort, qui porte en elle sa propre violence.
Face à la souffrance, notre responsabilité reste d’abord celle de l’altérité : reconnaître l’autre dans sa différence et sa souffrance, l’accompagner, l’entourer, le soigner jusqu’au bout.

— Raphaël Schellenberger

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